L'Offre Orange enfin disponible dès le 25 février 2010 en librairie

L’Offre Orange enfin disponible dès le 25 février 2010 en librairie
Note d'information :
L'Offre Orange enfin disponible dès le 25 février 2010en librairie

Dans les jours à venir, un livre intitulé «L'Offre Orange pour l'Alternance : Pour le
pouvoir, la Nouvelle Génération s'engage » sera mis à la disposition du public. Il s'agit d'une
Offre de la société civile pour l'alternance par les urnes et dans la paix au Cameroun,.
Depuis quelques mois, la primeur de sa lecture a été réservée aux hauts responsables,
dignitaires camerounais, africains et mondiaux ; aux responsables des institutions d'étatiques,
d'organisations démocratiques, diplomatiques, socioéconomiques ou religieuses.
Cet ouvrage est une oeuvre collective.

Le citoyen Hilaire Kamga, porte parole de la Plate-
Forme de la Société Civile pour la Démocratie et membre de l'International Peace Bureau de
Genève, a été désigné pour signer cette oeuvre. Il a également reçu pour mission de la faire
connaître, de la faire admettre afin qu'au Cameroun, en Afrique et pourquoi pas dans le
monde, devienne la panacée des révolutions pacifiques maîtrisées des peuples.
Nécessairement, le Président Biya doit abandonner le pouvoir d'Etat en 2011 :

- au moment où la colère sourde du tréfonds de la nation du fait d'une gouvernance
qui a singularisé le Cameroun parmi les autres nations ;
- au moment où les États du monde, pour le bien de leur peuple, procèdent
d'urgence à un aggiornamento irréversible ;
- au moment où, même la terre libère de ses entrailles ses colères contre le mal vivre
des hommes.

C'est dire que l'Offre Orange, que portera la dynamique Orange, vient à point nommé
pour solliciter aux Camerounaises et Camerounais un temps d'arrêt, une minute de méditation
fondée sur la nécessité de penser notre banalité afin de baliser les voies conduisant vers un
vivre-ensemble, la prospérité et un État de droit véritablement démocratique. Pour les
citoyens, promoteurs de l'Offre Orange, il est important, voir impérieux de savoir d'où
venons-nous, où sommes-nous, allons-nous et comment faire pour y arriver. Il faut auditer
notre pays afin d'offrir aux acteurs politiques la matière indispensable à la construction des
projets de société viables et fiables.

L'Offre Orange, s'articule autour sept principes et trente relais chronologiques, le but
étant d'organiser la prise de pouvoir par le peuple par voie électorale afin qu'émerge au
Cameroun une République et une démocratie véritables. Nous estimons que l'avènement d'un
État Républicain Démocratique doit passer par la réconciliation des hommes, la préservation
des lignages et des intérêts des communautés, l'implication des communautés et des citoyens
dans des processus de développement, la redéfinition d'une identité nationale ; par la
reformulation d'une politique de coopération avec les autres Etats du monde, bref
l'instauration d'un ordre politique nouveau déterminé, au travers d'une rupture claire avec le
Système néocolonial, par la primauté des intérêts nationaux et citoyens.
Il est question dans cet ouvrage, après avoir clairement montré la possibilité d'une victoire
par les élections, de savoir comment les Camerounais peuvent, pendant trois ans, inventer un
nouvel avenir. Tout y est décrit avec minutie. Le timing est judicieusement structuré. La
structure et les mécanismes de fonctionnement des nouvelles institutions y sont détaillés. Pour
les besoins de la cause, les citoyens auteurs invoquent l'impératif d'une « survie
générationnelle » dont l'effectivité passe par une transition politique de laquelle devra surgir
la troisième République.

De la lecture de l'Offre Orange, il apparaît clairement que depuis que le Cameroun est
indépendant et souverain, il n'y a eu qu'atermoiements, approximations, déperdition
d'énergie, dévalorisation de l'homme, misère endémique et paupérisation organisée des
citoyens.

Pour les citoyens initiateurs de l'Offre Orange, c'est l'absence de leadership conséquent ou
l'existence des leaders qui agissent (ont toujours agit) comme des fondés de pouvoir qui est la
racine du mal. C'est la raison pour laquelle, ils épinglent le leadership ayant sombré sous la
loi du néocolonialisme et de la démagogie politique et qui ont donné naissance, en dehors du
peuple, aux prédateurs d'un État aux énormes potentialités, devenu un État néo-patrimonial.
On comprend pourquoi l'Offre Orange s'attaque au problème de leadership et propose au
peuple une autre manière de promouvoir les dirigeants légitimes dont le pouvoir prend
indubitablement sa source dans le peuple souverain.

C'est bien parce qu'il n'est pas concevable que le peuple camerounais, dans sa chatoyante
diversité, accepte l'euthanasie que le leadership actuel véhicule que l'Offre Orange accorde
beaucoup plus d'importance à la promotion des dirigeants. L'Offre Orange veut donc
susciter le sursaut de ce peuple, doté de nombreuses richesses morales et naturelles, qui aspire
au mieux être et qui n'a jamais oublié les énormes sacrifices consentis par plusieurs de ses fils
devenus des martyrs.

Cinquante ans après leur sacrifice, l'Offre Orange appelle les Camerounais à se lever en
2011, à larguer les amarres d'une période caractérisée par une gouvernance calamiteuse, pour
se réconcilier avec l'histoire glorieuse de leurs ascendants.
Somme toute, l'Offre Orange est la formule pacifique du peuple camerounais pour sa
réhabilitation, pour sa relance face aux inerties et aux obstacles de toutes sortes et enfin pour
son positionnement face aux enjeux environnementaux qui nous interpellent.
Fait à Yaoundé le 08 févier 2010.
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# Posté le mardi 09 février 2010 14:39

MESSAGE A LA JEUNESSE: Je souhaite que nous discutions de notre avenir, pour un autre Cameroun

MESSAGE A LA JEUNESSE: Je souhaite que nous discutions de notre avenir, pour un autre Cameroun
MESSAGE A LA JEUNESSE

Je souhaite que nous discutions de notre avenir, pour un autre Cameroun

Dans quelques jours, notre pays célébrera comme à l'accoutumée la fête de la jeunesse. Cette fête revêt cette année une signification particulière car elle intervient cinquante ans après l'indépendance du Cameroun. Au-delà des festivités coutumières, je souhaite que nous placions cette journée sous le signe de la commémoration et de l'espoir. Qu'il me soit permis de souhaiter plein succès aux Lions Indomptables pour la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud. Ils incarnent la fierté nationale et l'esprit camerounais. Ils inspirent des millions de jeunes camerounais qui contribuent au quotidien à faire avancer notre pays ainsi que ceux qui mènent avec courage un combat pour la survie, au point de choisir de plus en plus la voie de l'exode pour réaliser ailleurs leurs rêves brisés.

Tous ces jeunes ont un point commun : la volonté de s'éduquer, de travailler, fonder une famille et servir le Cameroun. Je ne me suis jamais éloigné des préoccupations de cette jeunesse. C'est dans ce sens que s'inscrivent mes interventions dans la presse nationale, notamment en 2005 pour « Redonner Espoir à la Jeunesse » et en 2004 pour inviter notre pays à élaborer « un Nouveau Contrat Social» autour du patriotisme, de l'égalité des chances et d'une prospérité partagée; ainsi que mon article dans le quotidien « Le Monde » en 1990 pour soutenir la démocratie en Afrique.

Je connais les sacrifices inestimables des millions de familles camerounaises pour octroyer à leurs enfants, le sésame républicain de la réussite que constitue l'éducation. C'est une charge pesante voire insupportable pour les familles modestes dont les efforts aboutissent souvent à une impasse : le chômage des jeunes, en raison de l'incapacité des autorités à vous écouter, à identifier vos rêves et vos besoins par la création continue d'un cadre éducatif, de formation et d'épanouissement adapté et une politique ambitieuse de l'emploi qui ne devraient laisser aucun d'entre vous sur le bord du chemin ou sans avenir. C'est le défi le plus important de notre temps et la source fondamentale de la désintégration de notre société.

Que de discours et promesses non tenus ayant contraint nombre d'entre vous à la résignation malgré votre hargne et votre volonté de réussite. Rien n'est perdu, ensemble nous pouvons construire un avenir meilleur, c'est la raison pour laquelle je m'adresse à chacun d'entre vous, ainsi qu'à chaque parent. Mon souhait est de partager avec vous ma vision, mon rêve pour la formation de chacun d'entre vous et votre insertion, ainsi que votre épanouissement et votre responsabilité pour le développement de notre pays. Le Cameroun ne saurait devenir un pays émergent et réduire la pauvreté de manière significative dans les prochaines années sans s'appuyer sur une stratégie ambitieuse en matière de formation visant à faire de notre pays un pôle d'excellence du savoir-faire et de maîtrise de la technologie. Car, plus que les matières premières, le savoir et la mobilisation de chacun d'entre vous représentent aujourd'hui la principale source de compétitivité de notre Nation.

Le premier défi majeur pour gagner la bataille de notre bien-être collectif, de votre avenir, donc du développement de notre pays concerne votre formation. Pour ce faire, nous devons former une masse critique de leaders publics et privés capables de positionner le Cameroun dans la compétition internationale, des capitaines d'industries et des managers capables d'amener les entreprises à des niveaux de compétitivité élevés et des techniciens capables de produire des biens et services de même qualité que les concurrents étrangers.

Adapter l'Enseignement aux Défis du Développement
Pour créer une élite capable de piloter les mutations économiques et socioculturelles, il est indispensable de réformer l'enseignement supérieur autour de quatre priorités.

-Adapter l'enseignement supérieur aux défis du développement. Cela passe par une refonte du système des universités et grandes écoles et par la création de collèges technologiques pour mieux répondre aux besoins de l'économie. De nouvelles filières devraient être promues pour bâtir des compétences dans les secteurs prioritaires retenus dans la stratégie nationale de développement. Je pense notamment aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (avec des accords d'assistance et de partenariat stratégique avec des grands groupes mondiaux technologiques), à la gestion des effets de changement climatiques et de l'environnement, à l'industrie du bois, à l'exploitation des ressources du sous sol, au tourisme et aux autres industries susceptibles de soutenir nos exportations, à l'entreprenariat et la gestion des PME-PMI, au développement urbain et à la gestion des collectivités locales. Au niveau institutionnel, l'ENAM et l'Ecole Polytechnique, devraient être profondément réformées en ce qui concerne la sélection, les programmes, les méthodes, et l'esprit de travail pour fournir à la nation une masse critique de leaders capables de piloter et coordonner les mutations économiques et technologiques. Ce dispositif devrait être densifié par la création et la mise en place d'instituts d'enseignement techniques et cycles professionnels pour former des techniciens et cadres intermédiaires.

-Supprimer les droits d'inscription dans les universités pour augmenter le taux d'accès à l'enseignement supérieur qui reste faible par rapport à celui des pays émergents. L'Etat ne prélève que 5 milliards sur un effectif estimé à 115.000 étudiants. La suppression de ces droits pourrait être financée par les économies budgétaires sur les fonctionnaires fictifs ou la révision de la mercuriale pour réduire les dépenses d'achats de biens et services de l'Etat. Pour restaurer l'excellence, le système de bourse d'études serait restauré à travers la mobilisation annuelle des trois milliards récemment promis par le président de la République aux étudiants les plus méritants.

-Mettre en place un programme pluriannuel de renforcement des moyens de l'enseignement supérieur au niveau des infrastructures et des équipements, de l'accès à l'outil informatique et à l'internet, des partenariats avec les grandes universités mondiales et des conditions des enseignants pour créer des pôles d'excellence dans les différentes régions du pays, ainsi que l'implication des ressources humaines de la diaspora à votre formation par le partage d'expériences dans les différents domaines de spécialisation. En contrepartie, il est indispensable d'introduire plus de compétition et de transparence dans le recrutement et l'avancement des enseignants, de s'assurer que les ressources sont mieux utilisées et d'imposer une obligation de résultats, notamment à travers des contrats programmes entre l'Etat et les universités, la création de partenariats avec le secteur privé et la publication régulière du résultat des recherches des enseignants.

-Mettre en place un système d'évaluation et d'accréditation des programmes et filières de l'enseignement supérieur et technique associant le corps enseignant, l'Etat, les étudiants et le secteur privé pour garantir la qualité au niveau pédagogique et technique et assurer l'adéquation entre les enseignements et les priorités nationales.

Pour fournir à la nation une masse critique de citoyens et de techniciens capables de s'adapter aux grandes mutations et d'entrer effectivement dans le processus de production, il est indispensable de mieux adapter les systèmes d'enseignement technique et d'insertion aux priorités économiques et de réintroduire l'éducation civique dans notre système éducatif. A cet effet, il convient de créer les conditions pour augmenter le taux de réussite au Baccalauréat qui était de l'ordre de 53% pour l'année 2008, et de doubler la proportion des élèves dans les filières scientifiques et techniques du secondaire qui oscille autour de 10%. Pour les enfants des couches défavorisées, nous devons supprimer les frais d'APEE pour l'enseignement secondaire et primaire. Dans les différentes collectivités locales, il convient de mettre l'accent sur l'adéquation formation/emploi dans les lycées techniques au profit des industries locales et revaloriser la formation continue.

En ce qui concerne le primaire, notre pays doit prendre des mesures concrètes pour assurer un accès universel à l'éducation et améliorer le taux d'achèvement du primaire qui était de 58,8% en 2007. Au-delà de la construction de nouvelles salles de clase et du recrutement de nouveaux enseignants, il est indispensable d'adapter le contenu des programmes pour donner aux enfants des bases solides pour lire, écrire, compter et s'imprégner des compétences et des valeurs nécessaires pour devenir des citoyens responsables. Il convient également d'améliorer les conditions de vie à l'école par la construction de sanitaires dans les écoles et les établissements publics.

La réforme du système de formation serait vaine si elle ne prenait pas en compte la nécessité de mettre en place un système d'encadrement des jeunes sortis prématurément du système scolaire. De nombreux jeunes camerounais parmi vous, sont en situation d'échec scolaire pour des raisons diverses non exhaustives pouvant aller de l'inadaptation au système scolaire classique, d'une incapacité médicale, d'une maternité précoce aux difficultés d'encadrement familial (divorce, famille mono parentale). Pour cette catégorie de jeunes, il est indispensable d'inventer des solutions idoines et de créer des passerelles pour leur donner une formation technique de base.

Relancer la Croissance et l'Emploi
Je ne saurais oublier qu'après la formation, l'intégration des jeunes dans la vie active constitue le second défi majeur. J'ai vu des pays ayant moins de ressources que le Cameroun améliorer les conditions de vie de leurs citoyens, à l'instar de la Tunisie, de l'Ile-Maurice, du Botswana, du Ghana, du Rwanda ou de Singapour. Ceci montre que la pauvreté n'est pas une fatalité et m'amène à réaffirmer qu'ensemble, nous pouvons gagner le pari du développement, moderniser notre pays, renforcer son rayonnement comme pilier économique de la sous région et créer des centaines de milliers d'emplois par des politiques plus ambitieuses autour des axes suivants :

-Un Programme ambitieux de relance du secteur privé visant à accélérer la croissance et diversifier les sources de création d'emplois, à réduire les barrières à la création et au fonctionnement des entreprises, à renforcer les capacités des PME-PMI, à réduire le coût des facteurs (eau, électricité, transport, télécommunications), à attirer les investissements et à promouvoir les exportations. Un tel programme devrait s'appuyer sur un projet ambitieux structurant de renforcement de l'offre énergétique, la promotion de pôles de compétitivité dans les secteurs prioritaires pour favoriser les exportations et la transformation locale de nos matières premières (NTIC, bois, minerais, caoutchouc, textile, tourisme, bâtiments travaux publics, etc) ainsi que la mise en place de Zones Economiques Spéciales ayant statut de Zones Franches et une refonte de la fiscalité. Au niveau de l'aménagement du territoire, cette politique se traduira par l'organisation de bassins d'emplois visant à valoriser les potentialités locales (halieutiques, animales, agricoles et touristiques) et la possibilité donnée aux collectivités locales de regrouper les entreprises dans les zones spécialement conçues à cet effet pour encourager la création d'emplois et la diffusion de l'information et des innovations.

-Un programme de modernisation des infrastructures et de développement urbain reposant sur des activités à forte capacité de création d'emplois (habitat social, ramassage et recyclage d'ordures, centres commerciaux modernes, aménagement d'espaces industriels, aménagement des agglomérations périphériques, construction et maintenance routière), ainsi que dans un délai de dix ans, la mise en place d'un réseau de transport reliant les chefs lieux des différentes provinces pour amorcer le développement de l'arrière pays et augmenter les échanges avec les pays voisins. Il est également important de lancer un programme de développement des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication pour moderniser l'administration et le secteur privé et tirer profit de notre bilinguisme en se positionnant dans différentes industries comme interface entre le monde Francophone et Anglophone.

-Un programme de relance du secteur agricole pour faire baisser les prix des produits de première nécessité, assurer l'autosuffisance alimentaire et positionner le Cameroun comme le grenier de la CEMAC et du Nigeria. Il est incongru que notre pays continue à importer massivement des produits tels que le riz, le poisson, la viande, le maïs, l'huile de palme, du sel et des conserves malgré la disponibilité de vastes terres fertiles, d'un accès à la mer et d'une main d'œuvre abondante. Il est indispensable de repenser nos campagnes en termes de développement intégré permettant de faire intervenir de concert toutes les administrations pour améliorer les conditions de vie (santé, éducation, électricité, téléphone cellulaire, télévision et activités sportives) et améliorer la production et la distribution de produits (location de matériel, coopératives).

-Un programme de développement du secteur financier visant à mieux assurer le financement de l'économie à travers la mise en place de nouveaux mécanismes de financement pour les PME-PMI, l'agriculture, l'habitat et le l'innovation et à faire de la bourse des valeurs de Douala la première place financière de la sous région.

-Un programme spécifique d'appui à la jeunesse pour favoriser son insertion socio-économique par des politiques ciblées visant à encourager les projets d'entreprises et d'associations, octroyer aux jeunes des crédits en partenariat avec les structures de micro finance et d'appui aux entreprises et mettre en place un indice de la responsabilité sociale des entreprises pour récompenser annuellement celles qui ont la plus forte contribution à la formation et à l'emploi des jeunes.

-Le lancement de prix d'excellence dans les domaines prioritaires du programme de développement national pour encourager les entreprises et institutions les plus performantes.

Restaurer les valeurs

Dans une société traversée par de multiples déchirements, je ne saurais terminer mon propos sans rappeler les valeurs républicaines qui fondent notre contrat social. Vous devez vous réaliser individuellement pour mieux servir la nation. Votre condition de vie d'aujourd'hui ne détermine nullement votre destinée de demain. Nombreux sont les glissements et les chutes sur le chemin qui mène au sommet. Votre éducation et votre volonté constituent votre principal capital de réussite, car on peut partir de rien et atteindre ses objectifs, à condition de fonder son projet sur le travail, la persévérance et des convictions.

A cet égard, permettez-moi de rappeler que mes origines sociales modestes n'ont jamais altéré ma soif d'apprendre et toujours donner le meilleur de moi-même bien que n'ayant jamais bénéficié d'une bourse du gouvernement lors de mon parcours universitaire. C'est également par la force du travail que je suis arrivé dans les institutions financières internationales. En 1994, la présentation de mon ouvrage « Afrique : Quels Changements Après la Faillite» à Paris m'a ouvert les portes de la Banque mondiale avec l'appui d'un responsable de l'institution. Par la suite et sans l'appui de mon gouvernement, j'ai rejoint le FMI et la SFI. Lorsque j'ai engagé les discussions en 2007 pour revenir au poste que j'occupais auparavant, le dossier a été soumis à l'appréciation du Chef de l'Etat qui m'a donné l'insigne privilège de porter à nouveau la voix du Cameroun au FMI. Je lui en sais infiniment gré. J'ai continué à servir mon pays avec loyauté et patriotisme. Je ne saurais porter quelque responsabilité dans l'échec des politiques économiques de notre pays au cours de ces dernières années et encore moins être associé aux débats animés par de brillants compatriotes que je n'ai pas eu la chance de rencontrer à ce jour.

Ceci m'amène à vous exhorter, quelle que soit la voie que vous aurez choisie, à refléter en toute circonstance l'esprit de courage des Lions Indomptables. Le courage, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre que prodigue la vie, c'est de devenir autant que possible le meilleur dans la voie et le métier que vous avez choisis et de ménager une ouverture sur les opportunités offertes par le vaste monde et rester ouverts aux perspectives plus étendues. Le courage, c'est aussi de préparer un ordre social plus juste, d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à votre effort votre engagement d'aujourd'hui. Le courage, c'est aussi d'exercer pleinement votre devoir de citoyen sans jamais céder à la tentation de la violence, car la préservation de la paix et de l'unité nationale constituent nos atouts les plus précieux pour enclencher le développement. Ne vous laissez jamais imposer l'esprit du renoncement, car la lente montée des idées nouvelles est la source de transformation de la vie.
Pour terminer, je vous invite chacun dans son domaine à prendre son destin en main pour ensemble construire le Cameroun de demain.

Eugene Nyambal
e-nyambal.com

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# Posté le vendredi 05 février 2010 22:55

La société civile lance la CECI avec le recrutement de 50 000 observateurs indépendants des élections. CUMMUNIQUE N* 57

La société civile lance la  CECI avec le recrutement  de 50 000 observateurs indépendants des élections.  CUMMUNIQUE N* 57
Dans la perspective des prochaines consultations électorales attendues au Cameroun, les organisations de la société civile ont décidé de doter le Cameroun d'un pool d'environ 50 000 observateurs indépendants des élections. Ces observateurs constitueront l'ossature de la future « Commission Electorale Citoyenne Indépendante » (CECI). La CECI qui est une réponse citoyenne à la préoccupation des camerounais sur la garantie de la crédibilité des futures élections, entend coopérer avec tous les acteurs électoraux, et particulièrement ELECAM, en vue de favoriser la tenue d'une élection présidentielle juste, transparente et avec des résultats moins contestés.

La mise sur pied de la CECI vient combler un vide laisser par l'ONEL dont la principale mission était d'observer les élections que le MINATD organisait. L'avènement d'ELECAM, qui organise désormais les élections, exige que l'on mette en place un dispositif pour observer le travail fait par ce nouvel organe « Elections Cameroon ». La CECI est conçue pour éventuellement coordonner les pools d'observateurs indépendants formés dans une dynamique de pacification des rapports entre les différents acteurs du processus électoral. Dans cette perspective et au regard des nouvelles orientations stratégiques de La Plate Forme, la CECI entend coopérer pleinement avec ELECAM, tant que les membres et les agents de cette structure ne s'écartent de l'obligation d'impartialité qui sous-tend leur travail, et en espérant, comme l'a annoncé le Président de la République, que les textes créant et organisant cette structure seront revues au sens des propositions faites par la Plate-Forme depuis plus de 2 ans. .

La CECI pour son efficacité sera installée, pour ce qui est de ses démembrements, au sein des associations, des syndicats, des églises ou des Ongs qui ont intégré le processus et celle qui intègreront par la suite.
La CECI est fondée sur le principe d'impartialité et s'interdit tout acte de soutien à un parti politique ou à un candidat.

Un programme national de formation des observateurs indép
endants des élections sera lancé dans cette optique au Cameroun dès ce mois de février 2010. Ce programme est ouvert aussi bien aux citoyens à titre individuel qu'aux entités structurées (associations, GIC, syndicats, clubs, etc.).

Pour la phase pilote, l'ONG Nouveaux Droits de l'Homme Cameroun a accepté de conduire techniquement le programme de formation des observateurs indépendants.
Chaque association qui souhaite abriter en son sein un pool d'observateurs d'élections selon le concept CECI est invitée à prendre attache avec le Comité d'organisation à l'adresse ci-après.
Les candidatures sont reçues à l'adresse. Email : ceci.cameroun@yahoo.fr . Infoline : 22 01 12 47.

Fait à Yaoundé le 18 janvier 2010

Pour le Secrétariat Permanent de la Plate-Forme
Citoyen Walters Tonteh

Salus populis suprema Lex Esto : «Que le Salut du Peuple soit la Loi suprême»
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# Posté le dimanche 24 janvier 2010 22:42

L'art politique de Paul Biya ou comment Satan expulse Satan. Une analyse du Discours du 31 Décembre 2009 Par le Pr. Franklin Nyamsi

L’art politique de Paul Biya ou comment Satan expulse Satan. Une analyse du Discours du 31 Décembre 2009 Par le Pr.  Franklin Nyamsi
Une analyse du Discours du 31 Décembre 2009

I
Libre leçon de René Girard : l'art politique de Satan ou la biyacratie.
Le philosophe René Girard a écrit un livre éclairant pour qui veut comprendre la nature d'une pensée et d'une action politique du type que Paul Biya nous donne à voir depuis bientôt vingt huit ans au Cameroun. Girard nous propose une lecture anthropologique du thème de Satan qui nous dépayse de sa représentation comme entité surnaturelle personnifiée. Satan n'est pas une personne mais un mécanisme victimaire impitoyable employé par certaines personnes. Dans Je vois Satan tomber comme l' éclair, René Girard observe que la figure théologico-politique de Satan, c'est l'exploitation des rivalités mimétiques entre humains comme mode de contrôle et de domination des humains. Une rivalité mimétique, c'est un conflit qui naît de la confrontation des individus et des groupes en situation de besoin ou de désir. Dans cette situation conflictuelle, les individus et les groupes sont enclins à mimer tout comportement qui les soulage un tant soit peu de leur souffrance. Le Cameroun est dans cette situation, car une immense majorité de pauvres qui veut vivre y est confrontée à une infime, mais puissante minorité armée de riches bien vivants qui les exploitent et les briment. L'exploitation de cette rivalité, l'art de Satan selon René Girard, consiste justement de la part des dominants à jeter leurs adversaires sur un tiers qu'on culpabilise, pour s'exempter et dégonfler le potentiel critique du conflit sans jamais effectivement le résoudre. L'art politique de Satan, c'est l'exploitation du conflit comme ressource supplémentaire de domination de l'autre, notamment en proposant à l'autre des boucs-émissaires qui servent de victimes expiatoires et exutoires aux revendications légitimes de l'autre. En se défoulant sur ces victimes inventées de toutes pièces pour l'apaiser, l'exploité trouve une satisfaction imaginaire, qui lui permet de supporter son insatisfaction réelle. Ainsi, on dit guérir le mal par le mal. Mais le mal politiquement instrumentalisé survit toujours au mal. Satan fait semblant d'expulser Satan. Mais Satan demeure le maître de la situation. N'est-ce pas exactement ce que révèle une analyse in fine du dernier discours à la Nation de Paul Biya le 31 décembre 2009 ? Cet écrit se propose de l'établir. Suivons scrupuleusement les traces scabreuses du Prince des ténèbres camerounaises. Nous traiterons ici des trois arguments déployés dans ce discours : un argument économique ; un argument politique ; et enfin un argument stratégique, qui englobe en réalité les deux premiers, et qui reflète bien ce que nous appelons avec René Girard, « l'art de Satan ». (Voir en particulier le Chapitre III du livre de Girard, Je vois Satan tomber comme l'éclair, Paris, Grasset 1999, pp.54-70 ). C'est en démontant ce mécanisme victimaire pour mieux le combattre que nous résisterons à Satan, c'est-à-dire dénuderons et démantèlerons l'injustice incarnée qu'est la biyacratie.

II
L'argument économique du Discours de Paul Biya : la crise internationale tombe bien pour notre « fantôme » national.
Dans cet argument, le régime outrageusement riche et corrompu de Paul Biya est confronté à l'immensité des camerounais appauvris. Pour s'en sortir, le régime s'abrite derrière un tiers qui tombe à pic : la crise financière internationale. Voyons donc comment Satan expulse Satan dans cet argument économique du Discours de Paul Biya.
Il importe de savoir qui est l'homme qui nous parle, car il est le modèle même de son régime. Aux dires fort considérables du Professeur Titus Edzoa, son ancien collaborateur et médecin mais aussi son prisonnier politique préféré, Biya est « le camerounais le plus riche ». Fonctionnaire de l'Etat Camerounais depuis 1962, Biya n'a pourtant jamais exercé de fonction de chef d'entreprise privée. Le rapport récent du CCFD nous a largement indiqué la provenance de sa richesse suspecte. Le chef de l'Etat camerounais n'a du reste jamais fait une déclaration exhaustive de ses biens aux services financiers de l'Etat. La raison en est simple. Jean-Assoumou Mvé reconnaissait déjà à la fin des années 80 que le pétrole camerounais était une affaire « qui se passe entre le chef de l'Etat et moi ». La richesse de Biya n'est pas un miracle. C'est la richesse du Cameroun. Pas besoin de chercher ailleurs que dans les fonds publics ! On en a vu d'ailleurs une démonstration évidente en Juillet 2009, lorsque se servant à grandes poignées dans les caisses de l'Etat, Paul Biya et sa suite de profiteurs se sont payés des journées de vacances à 42000 euros/ par jour à La Baule en France ! Près de 30 millions de FCFA par jour, n'est-ce pas digne des vacances d'un chef d'Etat de Pays Pauvre Très Endetté ? Tel est donc l'homme politique indélicat qui nous parle de crise financière pour se défausser de son échec économique sur la conjoncture internationale. Sa propre pratique économique trahit son indifférence à la misère massive de ses compatriotes. Mais, puisqu'il faut nous dire quelque chose chaque début d'année, Paul Biya nous parle quand même. C'est ainsi qu'on voit Satan expulser Satan pour que Satan demeure !
A entendre Paul Biya, la crise financière qui vient de frapper le monde en 2009 est la source de tous les malheurs du Cameroun. A raisonner ici par l'absurde, si le Cameroun est un pays pauvre très endetté, un pays où près de 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, un pays où l'espérance de vie moyenne est tombée à moins de 45 ans, un pays où les plus riches ne font confiance pour leur santé à aucun hôpital public, à aucune université pour leurs enfants, c'est parce qu'il y a eu crise économique et financière en 2009 ! Qui peut croire de telles sornettes quand on sait que le marasme économique dans le pays s'est durement signalé dès le milieu des années 70, déjà sous le régime d'Ahmadou Ahidjo dont Biya était un collaborateur intime ? Biya affirme pourtant :
« Au total, notre économie a fléchi, c'est vrai, mais elle n'a pas été ébranlée dans ses fondations, comme certains pays et non des moindres ».
Comment comprendre alors les émeutes de février 2008, pendant lesquelles des centaines de milliers de camerounais protestant contre la faim, le coût de la vie, la corruption, la pauvreté, la violence policière sont sortis dans les rues de villes du pays, s'il ne faut supposer une situation économique camerounaise défaillante depuis 2007, 2006 et plus loin ? L'Institut National des Statistiques du Cameroun, un organisme officiel contrôlé en outre par les Institutions Financières Internationales est pourtant très clair sur ce point. La pauvreté est en augmentation continue au Cameroun, crise ou pas crise. Dans son Rapport sur la pauvreté au Cameroun en 2007, consultable sur son site web, cet organisme aux vérités statistiques révolutionnaires observait en effet :
« Avec un taux de croissance démographique annuel de 2,7 % environ et une stabilité du taux de pauvreté, le nombre des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté de 269 443 FCFA par équivalent adulte et par an est en augmentation ces dernières années. Pourtant, la stabilité du cadre macroéconomique et les opportunités offertes liées notamment à l'atteinte du point de décision et du point d'achèvement de l'initiative d'allègement de la dette publique des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) auraient pu permettre de renforcer les acquis et de relancer une croissance pro-pauvre. »
La réalité est bien là. Les politiques économiques de Paul Biya se sont toutes conclues par des échecs cinglants. Les camerounais n'ont pas cessé de déchoir au fil de l'ère-Biya dans la misère la plus abjecte. En voici trois raisons profondes :
a) L'économie est restée prisonnière du système de Traite instauré par la logique coloniale : l'essentiel des ressources du pays est tiré de l'exportation des matières premières et non de leur transformation et de leur consommation prioritaires sur place. L'économie camerounaise est restée une économie de prélèvement, fidèle au principe de colonie-réservoir du grand capitalisme international et notamment français ! D'entrée de jeu, le Discours de Paul Biya le reconnaît clairement. Le régime compte avoir des entrées en misant sur les exportations de bois, d'aluminium, de coton, de caoutchouc, mais bientôt aussi l'exploitation prochaine des mines de cobalt, nickel, manganèse de Nkamouna, l'exploitation du Diamant de Mobilong, l'exploitation du bauxite de Minim-Martap-Ngaoundal et du fer de Mballam, l'exploitation de l'or de Bétaré-Oya, etc. Qui n'a pas compris que Biya souhaite nous emprisonner dans le mythe d'un Cameroun gisement éternel de matières premières infinies ? La Suisse, la petite Suisse où Biya loge et scolarise si sagement sa famille a-t-elle eu besoin de posséder ces matières premières pour ne pas être Pays Pauvre Très Endetté ? Il est donc clair que l'enrichissement réel des camerounais, leur sortie de la misère suppose une puissante introversion de l'économie, d'abord vers la satisfaction de tous les besoins primaires internes, mais également à travers l'industrialisation nationale, une transformation de la majorité de nos matières premières sur place. Ce qui créera une extraversion qualitative et mieux rémunérée. Sans cette introversion qualitative de l'économie camerounaise, nos exportations rapporteront toujours moins que nos importations et nous ne serons jamais en mesure de faire face aux dépenses fondamentales de la Nation qui doivent porter sur l'alimentation, la santé, l'éducation, le logement, la sécurité et l'emploi. Pourquoi n'est-ce qu'en Chine qu'on trouverait les usines du monde ? Il y a près de 20 millions de camerounais et un marché formidable en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie !
b) L'économie est pilotée par une politique monétaire dictée par les intérêts du capitalisme français : la Banque de France, le pouvoir politique français donc, est encore l'autorité qui octroie des crédits aux économies du pré-carré françafricain. De fait, la France investit dans l'économie camerounaise, principalement avec les richesses du Cameroun. Dans la mesure où les Accords Economiques Post-Coloniaux garantirent à la France une priorité sur les matières premières camerounaises, il est clair que c'est la France qui en détermine le prix pour ses industries. Par voie de conséquence, elle achète moins cher, c'est-à-dire même qu'elle n'achète pas. Elle achète moins cher et endette le Cameroun pour qu'il soit en mesure de la payer, et pour qu'en retour elle soit de nouveau en situation d'acheter moins cher. C'est le Pacte Colonial reconduit par les Accords de Coopération et de Défense dont aucun des comparses ne veut rendre publiques à ce jour l'ensemble des conditions iniques. Cette situation se traduit par une énormité du service de la Dette, et Biya n'hésite jamais à y recourir. Ni lui, ni ses héritiers putatifs, lourdement enrichis aux dépens du Peuple camerounais, n'auront à payer cette Dette. Citons notre thaumaturge satanique :
« Ces efforts nous ont valu la compréhension et le soutien du Fonds Monétaire International qui nous a accordé en cours d'année un appui financier appréciable pour faire face à nos difficultés ».

La bonne question est : jusqu'à quand Biya mobilisera-t-il la dette pour boucher les gouffres que sa politique économique crée partout ? La bonne réponse nous paraît évidente : jusqu'à la fin du régime néocolonial qui nous gouverne. Car il reste une bonne troisième raison de ne rien en espérer.

c) L'économie camerounaise est paralysée par une corruption endémique et incurable sous ce régime : Il est temps de comprendre qu'un régime dont le sommet est notoirement corrompu ne peut pas mettre fin à la corruption. Il ne peut qu'utiliser la corruption comme outil de mise en scène de sa mécanique victimaire. L'Opération Epervier, tout observateur averti le sait, devrait commencer au Palais d'Etoudi et s'étendre dans nos administrations publiques, puis dans nos organisations privées et nos foyers. Qu'observe-t-on au contraire ? Une Opération de lutte contre la corruption obéissant au principe du missile à tête chercheuse, une machine à tri mobilisée contre les rivaux politiques potentiels et réels de Paul Biya, enfin un schmilblick de politique-spectacle pour apaiser les foules camerounaises assommées de misère. Biya énonce tranquillement :
« Mais la démocratie, c'est aussi la préservation de la fortune publique. C'est pourquoi nous avons entrepris de lutter sans merci contre la corruption. Qu'on ne s'attende pas à ce que nous nous arrêtions en chemin. Nous irons jusqu'au bout, quoi qu'en disent certains. »
Qui peut croire aujourd'hui que Titus Edzoa, Pierre-Désiré Engo, Atangana Mebara, Olanguena Awono, Haman Adama, Siyam Siwé, bref tous ces collaborateurs directs de Paul Biya ont détourné les deniers publics, mais Paul Biya, pas un seul ? Un régime dont des personnalités aussi hautes sont accusées de corruption pendant que d'autres, reconnues corrompues comme le détourneur de milliards Gervais Mendo Zé sont libres, un tel régime flou et confus dans sa chasse aux corrompus peut-il mériter notre confiance ? Sur Paul Biya, ne manqueront de peser dans les prochains mois de lourds procès pour détournements de fonds publics. C'est l'une des tâches majeures de l'opposition démocratique et patriotique du Cameroun. Le commencement du démantèlement de ce régime de corruption ne peut se faire que par le sommet ou ne se fera pas. Objectivement, les prisonniers de l'Opération Epervier doivent être en très grande partie regardés dans les conditions de manipulation de la Justice qui règnent au Cameroun, comme des otages de la mécanique victimaire mise en place par Paul Biya pour distraire les camerounais de ses propres œuvres néfastes. Paul Biya, c'est Satan expulsant Satan pour demeurer Satan. Le Rapport 2009 du CCFD est on ne peut plus clair sur la disproportion qu'il y a entre l'enrichissement injustifiable de Biya et son ardeur à offrir sans fin au peuple camerounais, des victimes expiatoires qui ne sont bien souvent que les produits soit de son propre système inique, soit de son imagination cynique. Dès le mois de mai 1983, la presse internationale se fit l'écho de l'enrichissement précipité de Paul Biya. De nombreuses propriétés somptueuses lui appartiennent à Paris, Cagnes-sur-mer, Baden-Baden, Gambais, etc. Christian Bernard, de l'OSTI, a reçu près de 20 millions de Francs Français entre 1990 et 1998 des mains de notre potentat. Cela se sait. Comment un homme politique aussi corrompu peut-il officier la grand' messe nationale anti-corruption, si ce n'est à des fins ténébreuses de zombification de ses compatriotes par le sang toujours plus frais des victimes qu'il leur offre à délectation ? L'analyse de ce dernier aspect nous conduit justement à l'auscultation de l'argument politique du Discours du 31 décembre 2009.

III

L'argument politique du Discours : la biyacratie est une politique du mépris et de l'hypocrisie.

Dans cet argument politique, Biya tente d'opérer une unanimité nationale artificielle autour de la dénonciation molle du colonisateur et autour de l'indexation des imperfections purement techniques des mécanismes électoraux. Une fois de plus, le bourreau, c'est le régime Biya – la biyacratie-, la victime, c'est le peuple camerounais privé de l'expression de sa souveraineté, vivant sans Constitution, sans élections, et sans voie de recours contre l'arbitraire régnant. Alors Satan chuchote doucement : « c'est la faute aux colons, ils nous ont fait çà trop dur. Remercions ceux qui leur ont résisté ». Voyant que la ficelle demeure d'une grosseur trop visible, le thaumaturge invoque alors la poudre forte de l'artifice : l'unité euphorique des camerounais autour des Lions Indomptables. Much ado about nothing !
Le second argument du Discours de Paul Biya porte sur le processus démocratique détourné dès l'origine par les légataires coloniaux français et retourné depuis 1990 par le pseudo-multipartisme de foire inventé comme parade aux revendications populaires. Processus détourné car les camerounais qui revendiquèrent et obtinrent l'indépendance officielle du pays furent écartés de son exercice réel par la volonté de récupération de la Tutelle Française. Um Nyobé, Félix Moumié, Ossendé Afana, Ernest Ouandié, et plus d'un million de camerounais avec eux, ces vrais pères fondateurs de notre Indépendance furent systématiquement éliminés par le régime colonial français, puis par son héritier putatif Ahmadou Ahidjo dont Paul Biya fut dès 1964 un fervent, docile et bien mignon serviteur. Paul Biya appartient à la lignée des détourneurs de l'indépendance camerounaise, cornaquée par le Docteur Louis-Paul Aujoulat dès la naissance de la JEUCAFRA (Jeunesse Camerounaise Française) en 1938. Selon l'Ecole politique coloniale qui a formé Paul Biya, l'indépendance du Cameroun n'était pas nécessaire, il eût fallu qu'il reste et devienne authentiquement un territoire français. A l'intérieur de ce territoire, les camerounais avaient de la tutelle coloniale une promesse d'évolution, qui les conduirait peut-être quelque siècles plus tard à une certaine autonomie relative, mais toujours avec la bienveillance protectrice de la France. Um Nyobé, Ossendé Afana, Moumié, Ouandié étaient des contemporains de Paul Biya ! Les a-t-il défendus, soutenus, accompagnés dans leur lutte pour notre indépendance ? Jamais ! On croit rêver quand un Paul Biya, bien planqué derrière les assassins de Um Nyobé à Paris en 1958, servant de porte-cartouches à Ahidjo contre les Moumié, Ossendé et Ouandié jusque dans les années 70, continuant la répression des nationalistes jusqu'à ce jour, vient dire avec hypocrisie :
« Mais d'abord souvenons-nous qu'avant l'indépendance certains en avaient rêvé, ont combattu pour l'obtenir et y ont sacrifié leur vie. Notre peuple devra leur en être éternellement reconnaissant. »
Mais ces gens étaient de la génération de Biya ! Il est né en 1933, et les Moumié, Ossendé et autres n'étaient pas plus vieux que lui ! Biya créchait chez Aujoulat – un célèbre et fervent amateur de beaux éphèbes - quand ces patriotes libéraient leur pays ! Quel est donc le pedigree nationaliste de ce tresseur de couronnes de la vingt-et-cinquième heure ? Qu'ont à faire les victimes de l'ogre colonial de la reconnaissance d'un bourreau néocolonial qui continue de faire des victimes parmi notre peuple ? Biya, qui appartient objectivement à la légation coloniale et qui l'a encore tout récemment prouvé, en assassinant 140 camerounais dans les rues des nos villes, peut-il être reconnaissant à ceux qui se sont battus pour la liberté et la dignité des camerounais ? Voici encore Satan qui fait semblant d'expulser Satan pour faire davantage durer Satan. La colonisation que Biya n'a jamais combattue, n'est pas entièrement responsable de la forfaiture de Paul Biya envers son peuple. Il va falloir qu'il porte lui-même sa croix !
Sous couvert d'une allégation en alibi d'anticommunisme et au nom de la soi-disant Guerre Froide qui ne valut pas la chasse à l'homme aux communistes en France, on eut le droit d'assassiner, de génocider, d'emprisonner à tour de bras les populations du Cameroun pour empêcher l'UPC (L'Union des Populations du Cameroun ) qui en était la plus légitime expression de gagner des élections et de gouverner authentiquement le pays. La traduction juridique de cette inféodation du Cameroun, c'est la recolonisation imposée en sous-main par les Accords de Défense et de Coopération signés par les gouvernements Ahidjo-Biya. Et Biya, l'incarnation vivante de cette abjection viendrait défendre la mémoire des victimes de la politique criminelle à laquelle dès la fin des années 50 il adhéra activement ? Comment qualifier la naïveté de ceux qui ont vu dans cette évocation des martyrs du Cameroun, un signe que Biya adresserait sérieusement au camp nationaliste ? Dans les cartes de tiroirs confiées à Ahidjo et Biya quand ils prirent la tête du Cameroun, il est clairement écrit : « Jamais vous ne ferez de cadeau aux nationalistes, car les nationalistes nationalisent souvent. Or s'ils prennent le pouvoir et nationalisent, c'est la France qui perdra ses réserves et c'est vous qui perdrez votre trône de gardien des réserves ! »

La biyacratie est donc assise sur un odieux mensonge. C'est le pouvoir de ceux qui ne doivent pas le pouvoir à l'expression légitime du peuple camerounais. Un pouvoir illégitime assis sur une légalité violente et arbitraire. Paul Biya, comme son prédécesseur Ahidjo que son épouse Germaine s'évertue inutilement à embellir, n'ont jamais été élus au terme d'une compétition démocratique, juste et transparente. Il s'en suit que leurs Assemblées Nationales sont des tremblées nationales, caisses de résonnance sans fond d'une machine incantatoire qui prône une unité nationale garantie par la peur bleue de se faire tuer. C'est un régime qui gouverne par la perpétuation de la Terreur Coloniale : ainsi des assassinats et exécutions d'opposants politiques, ainsi des prisons-mouroirs infligées depuis les années 60 à des milliers d'upécistes, ainsi de la purge militaire de près de mille soldats des forces armées camerounaises après la tentative de coup d'Etat de 1984, ainsi des crimes commis contre les citoyens manifestants des années 90, avec la figure emblématique d'Eric Taku, ainsi des nombreux religieux et civils assassinés pour leur témoignage, ainsi des leaders politiques et syndicaux contraints à l'exil, ainsi des escadrons de la mort que furent les Commandements Opérationnels avec en prime l'Affaire des Neuf Disparus de Bépanda, ainsi du dernier grand massacre populaire de la biyacratie - pire que celui du 28 septembre 2009 à Conakry – au mois de février 2008, où 140 camerounais ont trouvé la mort sous les balles des sbires du régime, la figure de Jacques Tiwa en constituant un emblème. L'organisation des citoyens en réseaux de résistance civile, mais aussi de sérieux procès pour crimes contre l'humanité et pour violations flagrantes des droits humains doivent impérativement mettre fin à cette sinistre litanie funèbre. C'est encore une tâche de l'heure pour la société civile camerounaise.

Qui peut, dans ces conditions, nier ce que le Docteur Samuel Mack-Kit, Président de l'UPC, établit quand il affirme si justement que le machin électoral rafistolé par Biya, « ELECAM n'est pas la solution » ? Comment organiser une compétition électorale incontestable quand la Commission Electorale n'est pas Indépendante d'une administration préfectorale soumise aux ordres arbitraires du régime ? Comment organiser avec ELECAM des élections justes quand la totalité des membres de cette Commission est choisie par le Prince et issue du RDPC, le Parti au Pouvoir ? Le Dr.Mack-Kit écrivait donc dans la Feuille Web N°6 de l'UPC, au mois de septembre dernier, des lignes tranchantes qui disent l'hypocrisie structurelle d'un régime qui fait ce qu'il ne dit pas et dit ce qu'il ne fait pas :
« Les choses sont claires. Tous les membres de ce « machin » sont nommés par le président du RDPC ! La « consultation des partis... et de la société civile » est une clause de style. Tout le monde au Cameroun sait que cela ne veut rien dire. Et les partis politiques non représentés à l'Assemblée Nationale, ils n'existent donc plus ? Vu la diversité de la Société civile, qui le Président du RDPC va-t-il consulter dans cette « Société » ? Encore des phrases et des mots pour ne rien dire ou plutôt pour jeter la poudre aux yeux et prétendre que la démocratie est apaisée. ! »
Puisqu'il est donc clair que la mécanique politique de Paul Biya n'apportera jamais l'unité éthique qui doit fonder une véritable république souveraine du Cameroun, demandons-nous enfin quelle stratégie et quelles tragédies cache toute cette comédie du pouvoir Biya.
III
L'argument stratégique : la cerise sur le gâteau néocolonial d'un régime prêt à se succéder en 2011 et ad aeternam.

Dans cet argument stratégique, qui enrobe tous les deux autres, notre thaumaturge organise en réalité une dramaturgie du pouvoir qui consiste à le légitimer de fait par la Terreur et la corruption, et symboliquement par la spectacularisation de sa gloire indue. Y compris en convoquant si possible les arguties de la neutralité cybernétique. Ainsi Biya se prépare à accuser le système Informatique des imperfections congénitales de son nouveau machin, ELECAM.

En 2010 et après, Biya ne changera pas son art. C'est à lui qu'il doit son pouvoir et c'est seulement par lui qu'il peut espérer le reproduire s'il ne trouve pas le peuple camerounais organisé en travers de son chemin jonché de victimes sacrificielles. Nous prétendons pour finir que le Discours du 31 décembre 2009, est au fond un moment de communication stratégique de Biya sur ses intentions à court et long terme. Il s'adresse moins au peuple camerounais, lassé de l'entendre sans effets positifs sur son destin, qu'aux bandes de pillards associés qui se pressent autour de la mangeoire nécoloniale de Yaoundé. En réalité, si ce ne sont pas les élections libres et transparentes qui peuvent garantir à Biya un succès imparable en 2011, notre thaumaturge qui va les truquer au besoin, est conscient qu'il faudra continuer de saper les bases de la mémoire nationale. Paul Biya sait qu'il faudra au moins saupoudrer la galerie assoiffée de quelques milliards et de quelques strapontins budgétisés au détriment des masses appauvries du Cameroun. Il faudra légèrement élargir la mangeoire puisqu'on ne veut pas céder à l'instauration d'une république réellement démocratique, patriotique, pluraliste, écologique et prospère. Par-dessus tout, il faudra cimenter l'affaire par un culte euphorique des Lions Indomptables comme gages de notre unité nationale. Et le tour sera joué. Tel est le cinéma que Paul Biya nous prépare en cette soi-disant année du « cinquantenaire de l'indépendance » que nous devrons célébrer en un deuil solennel comme le « cinquantenaire de notre dépendance ».
Il s'agit donc d'abord de couper les populations du Cameroun de leur mémoire historique en confondant les bourreaux et les victimes du Peuples. Biya encensant Um Nyobé, c'est Biya devenant un peu Um Nyobé, et le tour est joué. Circulez, notre histoire est un doux pays de rêves où tout est en fleurs. Le sang n'est que la couleur des roses et de l'hibiscus. Les larmes et cris qu'on entend dans New-Bell encerclé échappent d'un film américain joué à trop haut volume. Le vol des mémoires est un élément central du mécanisme mimétique. On brouille ainsi la trace des coupables et en divinisant les victimes, on se divinise et s'immunise soi-même contre les règlements de comptes. L'opération consiste à diviser ce qu'il reste de l'opposition nationaliste et patriotique du Cameroun, à travers l'artifice de l'évocation de la mémoire glorieuse des victimes du même régime néocolonial qui veut les célébrer maintenant du bout de lèvres, avec en arrière-goût, le sang amer des martyrs qui résistent envers et contre-tout dans notre conscience historique.
Il s'agit donc ensuite d'huiler à fond la machine à truquer les processus électoraux camerounais, en testant et rôdant les hommes et les femmes qui la composent aux arcanes de la sale besogne qui leur incombe. C'est ce que le faux expulseur de Satan dit clairement entre les lignes. Ainsi Biya, qui après près de 40 ans de pouvoir, ne sait toujours comment organiser des élections incontestables au Cameroun, ne craint pas de reconnaître :
« Avec application, nous avons préparé la mise en route d'ELECAM. Sa mission étant définie et sa direction constituée, il lui fallait étendre son réseau sur l'ensemble du territoire national. Ce processus est en cours et pourrait nécessiter quelques ajustements. Au bout du compte, nous disposerons d'un appareil électoral qui rendra incontestables les résultats des prochains scrutins ».
La stricte logique de cet extrait implique la reconnaissance par Biya que Biya a triché à toutes les élections précédentes, puisqu'il en a toujours été gagnant alors que la machine électorale était contestable. La stricte logique de ce discours implique que Biya jouant toujours le jeu de Biya, c'est-à-dire Satan qui expulse Satan, l'incontestabilité des prochains scrutins consiste en la sophistication des mécanismes de tricherie électorale du régime. Est-ce un hasard si notre bonhomme insiste sur les ajustements en faire ? Un boulevard d'alibis facile s'ouvre là et il est à parier qu'il s'y engouffrera. Cette fois-ci donc, Biya se prépare à dire : « s'il y a des fraudes, ce n'est de la faute à personne, c'est peut-être la faute aux ordinateurs et là, il est trop tard, ce sont les dieux de la technique qui ont tranché. Les magistrats ne sont pas compétents pour les démentir ! Ah, il y a des électeurs en moins ? En trop ? C'est le système informatique tant voulu par les opposants. Ils n'ont qu'à l'assumer. » Enfin la stricte logique de ce discours implique que Biya a préparé de quoi distraire les colères qui se lèveront. Il s'agit donc des distributions stratégiques de milliards aux catégories de populations potentiellement mobilisables par un discours d'opposition patriotique :
a) 4 milliards 108 millions pour l'Université, où des centaines d'enseignants et des milliers d'étudiants attendent le régime au tournant. C'est une allocation spéciale. Entendez, valable en conteste de préparation des grandes arnaques électorales en biyacratie ;
b) Promesses de nombreux investissements de base dans ce pays Beti, si durement frappé par l'Opération Epervier surtout parce que Biya y trouve ses rivaux les plus intimes. Kribi, Memve'ele, Mekin sur le Dja, Olembe, Yaoundé et enfin « Douala et plusieurs villes » auront leur part d'esquisses de réalisation des Grandes Ambitions ;
c) Mais le sommet des sommets de l'opération de charme symbolique, ce sera la distribution par le Prince thaumaturge des strapontins du Sénat. Car Paul Biya a lâché cette phrase énigmatique : « A présent, la voie est ouverte à la mise en place du Sénat. » Cet énoncé implique deux conséquences : d'abord la mise en branle de tous les réservistes attitrés de la mangeoire nécoloniale, puisque le fait du Prince déterminera de fait la presque totalité de la composition de cette nouvelle Chambre prévue par La Constitution Biyacrate de 1996. Ainsi vont s'attrouper autour du magicien de Yaoundé tous ses anciens ministres attendris, tous ses anciens directeurs d'administrations et d'entreprises para-publiques, tous les anciens amis en mal de recasement, etc. Et Biya saupoudrera à merveille, tandis que reconnaissants, ses sénateurs de pacotille iront claironner sa fausse Bonne Parole en province. La deuxième conséquence de l'ouverture annoncée des travaux de la mise en place du Sénat, c'est que Paul Biya va être dans l'inconfort de désigner le Président de cette institution qui sera, selon les termes actuels de sa Constitution Biyacrate de 1996, son successeur constitutionnel. On verra, à la nature du choix de Biya, comment il compte protéger ses arrières en cas de départ accidentel du pouvoir. On verra aussi, à la nature de ce choix, comment le système Biya, qui est le système Ahidjo, qui est la prolongation de la logique coloniale, compte se survivre par-delà l'individualité biologique de Paul Biya, hélas mortel comme vous et moi.

Vous aviez espéré quelque chose d'extraordinaire de ce énième Discours de Paul Biya aux camerounais ? Franchement, je ne vous prête pas la naïveté d'en avoir attendu autre chose que l'annonce feutrée de la suite de notre tragédie nationale. Voilà pourquoi j'ai donc montré et dit que : Paul Biya, c'est Satan qui expulse Satan. Non, pas pour diaboliser Paul Biya, car il le fait déjà bien lui-même. Mais je l'ai dit pour bien montrer comment fonctionne sa diabolicité. A nous, Patriotes, Démocrates, Nationalistes, Révolutionnaires et Humanistes du Cameroun, de déclencher par nos mobilisations averties, un cycle anthropologique recréateur pour notre Peuple, une manière absolument autre de bâtir le Cameroun. Nous le devons et nous le pouvons si ensemble, une construction populaire de l'intelligence donne puissance à l'idéal upéciste, dont j'ai déjà montré ailleurs qu'il est l'humanisme de référence du peuple camerounais. Biya lui-même, dans son art de diviser pour régner, se voit obligé de reconnaître cette inextinguible étoile de notre conscience historique !

Paris, le 12 janvier 2010.







# Posté le mardi 19 janvier 2010 21:39

Qui est Eugene Nyambal?

Qui est Eugene Nyambal?
Nyambal Eugene

Né le 8 Octobre 1962 à Douala, Cameroun, Mr. Nyambal est Responsable de la Stratégie pour les pays émergents d'Amérique Latine au sein Du groupe Banque mondiale. Ancien Conseiller Principal de l'Administrateur pour l'Afrique au FMI, il était chargé d'assister les gouvernements africains dans le pilotage des négociations avec le FMI et de défendre leur dossier au Conseil d'Administration du FMI.


METIER

Ancien Chef de Mission à la Banque mondiale, il était responsable du Développement du Secteur Privé pour le Benin, le Rwanda, le Sénégal. Lauréat du Prix “Private Sector Development Exchange” décerné par Président de la Banque mondiale en 1998, cet ancien cadre du groupe THOMSON-CSF a également été enseignant dans une Ecole de Commerce à Paris. Il est l'auteur de nombreuses publications dans des revues spécialisées, ainsi que la presse nationale et internationale sur les problèmes de développement.

- Société Financière Internationale (SFI), Groupe Banque mondiale : Responsable de la Stratégie pour l'Amérique Latine, 2004 à ce jour
Chargé de préparer la stratégie d'investissement sur les pays émergents et d'assurer la consistance des opérations avec les objectifs du groupe Banque mondiale

- Fonds Monétaire International (FMI) : Conseiller Principal de l' Administrateur représentant 24 pays africains au conseil d' Administration du FMI, 2000-2004
Chargé d'assister les pays africains dans les négociations avec le FMI, de défendre leur dossier au Conseil d'Administration et de Préparer la contribution de l'Afrique aux discussions du Conseil d' Administration sur la définition des politiques générales et de gestion du FMI,

- Banque mondiale, Région Afrique, Département du Développement du Secteur Privé- Chef de Mission pour les pays suivants: Bénin, Sénégal et Rwanda, 1995-2000
Chargé d'élaborer les stratégies de Développement du Secteur Privé, de négocier les crédits d'appui aux pays et de superviser les équipes dans la mise en œuvre et le suivi des projets.

- THOMSON-CSF, Syseca, Paris, France: Consultant en Systèmes d' Information de Gestion, 1990-1994

- ICOGES (Institut de Commerce et de Gestion), Paris, France, Professeur d' Economie et de Gestion, 1989-1990

- Groupe Econocom, Paris France, Analyste Financier: Direction Financière, 1987-1989

EXPERIENCE PAYS : France, Grande Bretagne, Japon, Russie, Benin, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, République Démocratique du Congo, Guinée, Mali, Niger, RCA, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo, Amérique Latine

AUTRES EXPERIENCES

- Publications: Auteur de plusieurs articles sur des thèmes économiques dans la presse internationale et les revues spécialisées, notamment le Monde, le Quotidien de Paris, les Nouveaux Cahiers de 89.

- Membre fondateur de CAP 2000, Club de Réflexion des Cadres Africains à Paris

- Prix “Private Sector Development Exchange” décerné par Mr. James Wolfensohn,
- Président de la Banque mondiale, à l' occasion du concours sur les projets les plus innovants en matière de Développement du Secteur Privé, 1998.


CURRICULUM

- MBA, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Paris, France,
- DESS Informatique de Gestion et Organisation des Entreprises, Université Paris-IX, Dauphine,
- DESS Banque, Finance et Négoce International, Université de Bordeaux-I,
- Diplôme de l' IEP (Institut d' Etudes Politiques) de Bordeaux, Section Economique et Financière,
- Maîtrise d' Administration Economique et Sociale (AES), Université de Bordeaux-I.
- Baccalauréat B, Collège Libermann, Douala
- Ecole Primaire Cité-Sic, Douala


FAMILLE

Responsable familial


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L'espace culturel Kabangondo à Yaoundé a organisé, lundi 5 juin, un café littéraire autour de l'essai d'Eugène Nyambal “ Créer la prospérité en Afrique : Dix clés pour sortir de la pauvreté......
[Le Messager][07.06.2006]



BANQUE MONDIALE : TROIS CAMEROUNAIS DISTINGUES
Célestin Monga, Albert Zeufack et Eugène Nyambal ont respectivement reçu, les 4 et 24 mai derniers, des distinctions professionnelles, chacun dans son domaine d'activité.......
[La Nouvelle Expression][29.05.2006



Ouvrage: “CREER LA PROSPERITÉ EN AFRIQUE: DIX CLES POUR SORTIR DE LA PAUVRETÉ”, EUGENE NYAMBAL
Dans un langage accessible, Eugène Nyambal analyse la performance de l'Afrique dans l'économie mondiale. Il montre également les limites des politiques actuelles et explore de manière novatrice de nouvelles voies pour mener les réformes et créer la......
[CAMEROUN LINK][04.05.2006]



BOOK: “CREATING PROSPERITY IN AFRICA: TEN KEYS TO GET OUT OF POVERTY” , EUGENE NYAMBAL
In accessible language, Eugene Nyambal analyzes Africa's performance in the global economy. He also shows the shortcomings of current policies and explores in an unprecedented manner new ways of conducting reforms in Africa to create......
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# Posté le jeudi 14 janvier 2010 22:31