POUR DES ELECTIONS LIBRES, JUSTE ET A FORTE PARTICIPATION POPULAIRE EN 2011 : La Société Civile propose.

POUR DES ELECTIONS LIBRES, JUSTE ET A FORTE PARTICIPATION POPULAIRE EN 2011 : La Société Civile propose.
POUR DES ELECTIONS LIBRES, JUSTE ET A FORTE PARTICIPATION POPULAIRE EN 2011 : La Société Civile propose.
Réponse N°1

Cameroun : Le vote obligatoire, un impératif pour 2011, La solution à la fraude préélectorale

Avant propos
Dans environ 24 mois, le Cameroun connaitra une élection des plus importantes de son histoire. Au fur et à mesure qu'approche cette échéance, les inquiétudes grandissent au sein de l'opinion et dans les différents états majors parties prenantes à cette future consultation. L'histoire des précédentes élections organisées au Cameroun, conjuguée à la vigueur de la contestation observée lors de la mise en place d'Elecam justifient à suffisance la nécessité de rechercher des solutions adéquates pour rassurer le citoyen quant à l'usage qui sera fait de son suffrage et surtout sur la possibilité d'avoir des élections justes et libres à l'horizon 2011. La Plate-Forme de la Société Civile pour la démocratie a dans cette perspective identifiée 7 problèmes cruciaux auxquels des éléments de réponse sont suggérés
C'est fort de cela que nous avons proposé une kyrielle de solutions parmi lesquelles l'application de l'article 2 al 3 de la Constitution qui rend le vote obligatoire au Cameroun. Aussi il m'a semblé utile à travers cet exposé des motifs d'ouvrir le débat sur la question tout en donnant quelques indications sur les bases techniques et les précédents historiques soutenant la démarche.

En guise d'introduction
La pratique électorale, au delà du formalisme juridique qui l'institue semble être le pivot autour duquel se structure et se construit le politique, pilier autour duquel se redéfinit et se redynamise le phénomène politique dans les sociétés en transition démocratique. C'est dire que la question des élections est d'une problématique fondamentale en démocratie. Elle est en quelque sorte le poumon même d'une démocratie, le baromètre qui permet de mesurer l'existence ou non de la démocratie.
Ainsi, ce texte vise principalement à démontrer de manière précise, l'importance du vote dans une démocratie, d'établir dans quelle mesure l'obligation du vote serait de nature à réduire considérablement les fraudes pré-électorales, à démontrer qu'il s'agit de se conformer à la Constitution camerounaise en vigueur que de marteler le respect et l'application intégrale de la disposition consacrant le vote obligatoire. Il s'agit aussi de montrer dans quelle mesure le vote obligatoire n'est pas fondamentalement contraire aux droits de l'Homme, et d'entrevoir dans quelle mesure son application pourra notamment contribuer à régler les tensions politiques qui pourront naître de la future élection présidentielle de 2011.

I- Le Vote comme question clé de la démocratie
Le vote est considéré comme :
- Le ferment de la démocratie ;
- Le fondement de la légitimité d'un gouvernement, d'un pouvoir ;
- Le mode légal de transfert de la souveraineté ;
- La clé de voute de tout système démocratique ;
- Le moyen idéal d'asseoir l'autorité des dirigeants ;
- Un mécanisme de régulation et d'énonciation du politique ;
- Le mode de participation politique active, motivée et citoyenne ;
C'est dire que le vote est fondamental, déterminant et indispensable pour le bon fonctionnement d'une démocratie. C'est le mécanisme efficace et juste de transmission du pouvoir, et dans lequel le peuple souverain recouvre sa pleine souveraineté.

II- L'obligation de vote : une technique juridique pouvant rationner, annihiler les manipulations, jongleries et autres mécanismes de fraudes pré-électorales
Le vote obligatoire dans les pays connaissant un processus démocratique discuté et ambiguë comme le Cameroun, permettra à tout électeur et potentiel électeur:
De défendre sa participation au vote (inscription sur les listes électorales, retrait des cartes, participation effective au vote, etc.) ;
De maitriser à travers un suivi efficace le processus préélectorale (notamment les inscriptions afin de la rendre moins discriminatoires et litigieuses);
D'introduire une espèce de fiabilité et de célérité dans l'établissement, et la distribution des dites cartes ;
De susciter une espèce de diligence et d'efficacité dans l'établissement des listes électorales ;
De faciliter un droit de regard, un contrôle régulier du processus électoral par les électeurs.
Le vote obligatoire aura donc pour effet de lutter contre :
La désaffection du corps électoral envers les élections ;
Les inscriptions discriminatoires pratiquées par certains officiels électoraux zélés ;
La manipulation des lieux de résidence pour perdre l'électeur ;
Le bourrage des urnes ;
La falsification du procès verbal ;
Les déplacements d'urnes ; Etc.
Le vote obligatoire s'impose donc comme une réponse efficace à l'abstention qui est souvent une porte ouverte au gonflement de la population électorale, à l'introduction des électeurs fictifs, et au bourrage des urnes et à la falsification des procès verbaux du fait de la non vigilance des citoyens.
L'absence de l'obligation a pour effet, entre autres de permettre la disparition du nombre de voix non acquises. Les potentiels électeurs sont découragés par des procédures d'inscription longues et lourdes, la suspicion de manipulation, la patrimonialisation de la chose électorale, les découragements liés aux préjugés, etc. cette situation rend généralement très difficile la constitution de la masse critique électorale, déterminant principal de lutte contre la fraude.

III- La consécration constitutionnelle de l'obligation de vote
Le principe de la légalité des normes exige que tout acte, ou situation juridique soit fondée sur un texte juridique. Ainsi au regard de l'article 2 alinéa 3 de la Constitution en vigueur au Cameroun «Le vote est égal et secret ; y participent tous les citoyens âgés d'au moins vingt (20) ans». Au sens de cette disposition, le vote est obligatoire au Cameroun. Pour cause, le constituant a pris soin de préciser que ce sont « tous les citoyens » moyennant condition d'âge qui participent aux élections.
Le constituant s'il voulait introduire la faculté, aurait pu utiliser des expressions telles que « peuvent y participer», «ont le droit d'y participer ». C'est dire que la volonté du constituant était celle de rendre obligatoire la participation aux consultations électorales de tous les citoyens qualifiés.
En se basant donc sur le principe de la hiérarchie des normes, et sur celui du respect de la supériorité de la Constitution, le texte constitutionnel dans son esprit et son intégralité doit être appliqué. Ce n'est donc pas un biais à la loi que de marteler l'application effective d'une telle disposition contenue dans la loi fondamentale du Cameroun.
Faut-il le rappeler, au regard de la pyramide des normes, la Constitution est la loi suprême. Tous les textes infra-constitutionnels doivent donc se conformer à la Constitution. Il y a donc une suprématie formelle et matérielle de la Constitution, et un assujettissement au respect de celle-ci. D'où la force et la pertinence de la technique du contrôle de constitutionnalité des lois.
Aussi, la promulgation d'une loi marque l'existence juridique, l'entrée dans l'ordonnancement juridique. C'est dire que la promulgation a pour effet de rendre un texte exécutoire et opposable au tiers. Matérialiser donc le vote obligatoire participe de la nécessité qui est celle de mettre en application, et de rendre exécutoire les dispositions contenues dans le texte constitutionnel.

IV- Confrontation vote obligatoire et droits de l'homme
Au terme de l'article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) « Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays ». C'est dire que dans son esprit (de la DUDH), le droit de participer est une faculté, une possibilité, une liberté laissée à la discrétion de l'homme qui est libre de pendre part ou non. Mais il convient de rappeler que la démocratie fait du sujet, un sujet agissant, un sujet conscient et responsable, un citoyen véritable. De par ce statut, il peut être astreint à un certain nombre de lois, normes et règles non-discriminatoires nécessaires au développement sociétal.
Si donc une législation restreint ou frappe d'incapacité électorale une fraction de sa population, elle peut tout aussi obliger les citoyens à participer de manière effective au vote, ou élections politiques. Aussi, si le citoyen dispose du droit de vote, il a également le droit de veiller à ce que ce vote soit égal et respecte les aspirations des citoyens, le droit de surveiller et de défendre ce vote. Or quel sera le fondement juridique d'une telle démarche s'il n'a pas au préalable participé à l'élection querellée ?
Il s'agit donc dans le cadre du vote, d'une possibilité et d'une obligation. Le vote est en effet un droit ayant une nature particulière. Il est en même temps un droit et une fonction. C'est dire que le citoyen a tout aussi le devoir de participer à la vie politique, au progrès social. L'acte de l'électeur est à la fois l'accomplissement d'un devoir envers la société, et l'exercice d'un droit individuel. C'est en ce sens que la participation est essentielle au bon fonctionnement de la démocratie, et au respect des droits de l'homme.
Aussi, le vote est la technique politique qui permet au peuple de recouvrer sa pleine souveraineté, de s'exprimer dans toutes ses composantes et couches. Le vote obligatoire en ce sens, a pour effet de renforcer l'expression (exacte) de la volonté populaire, et du même coup est un instrument de l'expression de toutes les couches sociales de la population. Le vote obligatoire assure donc le respect des opinions en général, et de celle qui prévaut dans le pays.
Le vote obligatoire n'est donc pas contraire aux droits de l'homme. Il a pour action de faciliter le vote, de permettre aux électeurs d'accomplir leur devoir de citoyen, de se sentir plus concerné par le mandat qu'il donne à des représentants, et par conséquent, de le défendre juridiquement et politiquement. Le droit de vote est donc en définitive un droit et une fonction qu'il est indispensable de démarquer de l'acte du choix qui s'exerce dans l'isoloir.

V- La démarcation Vote-Choix
Le vote et le choix sont deux dimensions qu'il convient de prendre en compte lors des consultations électorales. S'ils semblent être l'expression de la souveraineté, ils sont fondamentalement opposés en matière électorale.
Le vote peut être conçu comme l'action de prendre une part effective aux élections, aux scrutins. Il peut être également entendu comme l'action ou l'acte visant à glisser un bulletin ou son enveloppe dans l'urne. Au sens du lexique des termes politiques, c'est la « manifestation de volonté consistant pour un citoyen à participer à l'élection de représentants ou à la prise d'une décision (référendum) par le biais du bulletin de vote ».
Le choix quant à lui matérialise la décision, la préférence de l'électeur. Il se fait de manière indépendante, volontaire et libre. A cet effet, il est prévu dans des bureaux de vote, des isoloirs devant accueillir l'électeur. Les différentes lois électorales garantissent en effet cette obligation d'autonomie de l'électeur et de responsabilité de celui-ci. Il ne doit donc subir l'influence de quiconque, même des membres du bureau de vote. L'électeur dispose donc de la liberté de choisir le candidat de sa convenance, ou même de glisser un bulletin nul. C'est dire que l'électeur reste maître absolu de son choix.
Au regard de tout ce qui précède, c'est donc la preuve du vote qui doit être exigée et non la preuve du choix. L'inverse serait constitutif de clientélisme politique, introduirait une technique de fraude électorale, et violerait le sacro-saint principe de secret du vote. Ce qui est une violation de la liberté du vote, du libre choix du vote, et d'une composante des droits civils et politiques du citoyen, de l'homme.
Il s'agit enfin pour le législateur de se saisir de la question, de prévoir sur le plan pénal, la qualification juridique de l'abstention du vote, et de l'assortir de la tarification ou de la peine y afférente dès lors qu'il est normal que toute infraction entraine une sanction.

VI- Précédent politico-juridique
Les modifications constitutionnelles du 18 avril 2008, n'ont pas porté sur l'article 2 alinéa 3 qui de manière explicite prévoit l'obligation de voter. C'est dire que pour le constituant, il n'y a pas débat sur la question en ce moment. Il s'agit donc de rendre opératoire une telle disposition dont la mise en application ne dépend pas de la « mise en place » progressive des « nouvelles institutions de la République». C'est dire que toute revendication portant sur l'effectivité de la loi d'application portant sur la matérialisation du vote obligatoire est de droit, de nécessité et ce à l'approche du rendez-vous électoral majeur de 2011.

VII- Importance du vote obligatoire pour une alternance dans la paix et par les urnes à la veille de l'élection présidentielle de 2011
Le vote obligatoire doit contribuer à créer une masse électorale critique considérable et décisive capable de limiter en amont tout comme en aval, les fraudes électorales de nature à compromettre la sincérité du scrutin afin que l'alternance se fasse dans la paix et par les urnes. De même ce mécanisme pourra obliger le citoyen hésitant ou réfractaire à se déterminer en effectuant un choix (qui peut être celui de ne pas choisir).
Par ailleurs le vote obligatoire permettra de régler la question des abstentions volontaires et/ou forcées qui dans le cadre des pays pilotés par des régimes néocoloniaux, préserve les intérêts du pouvoir, et est sans conséquence pour sa gourmandise politique. Il s'agit très souvent pour les éléments de la mafia gouvernante de maitriser la population électorale afin de procéder à une distribution discriminatoire des cartes électorales et publication arbitraire des listes électorales. En cela il permettra de relever le taux d'abstention et le degré de représentativité du personnel politique.
Seul le vote est le mode légal de transfert de la souveraineté et le fondement de la légitimité d'un pouvoir. Le degré de représentativité ne sera élevé que si les citoyens prennent une part active au processus électoral et accorde la majorité nécessaire à la personne de leur choix. Ce denier aura donc la reconnaissance, la confiance et la sérénité nécessaire à l'exercice du pouvoir.
Dans cette même dynamique, le vote obligatoire aura pour effet de renforcer l'expression exacte de la volonté populaire. Celle-ci est une condition sine qua non liée au vote qui est égal, secret, sincère et transparent. Elle est tout aussi fondamentale pour une alternance politique, pacifique, et démocratique. Il s'agira aussi d'assurer le respect de l'opinion qui prévaut dans le pays. Il s'agit pour l'essentiel de veiller à ce qu'il n'y ait pas de coup d'Etat électoral. En d'autres termes que seul le verdict des urnes soit respecté.
En permettant au citoyen d'accomplir son devoir de citoyen sans heurts, ce en toute égalité et enfin, de manière non discriminatoire, le vote obligatoire responsabilise celui qui possède entre deux mandats la possibilité d'apprécier ses dirigeants politiques. Il est donc lors du vote et de l'exercice de son choix, le gouvernant, le souverain absolu.
Il convient de rappeler que même s'il a une dimension collective qui est la plus visible et la plus théorisée sur le plan doctrinal, le pouvoir est d'abord individuel. Il y a donc une logique à la souveraineté : l'individualité. C'est le citoyen agrégé qui est souverain et partant le peuple. Du fait de son vote, il transfert le pouvoir à un autre citoyen qui n'en devient que mandataire. Ce transfert se fait sur la base d'un contrat : le programme électoral du candidat. Il revient donc au mandant de renouveler ou non le contrat politique, le mandat.


VIII- Le vote obligatoire : une obligation de fait des années 1945 – 1966 et 1972 – 1987
Le multipartisme de fait au Cameroun est marqué par l'existence sociologique de partis politiques fustigeant la politique gouvernementale et dénonçant le système mono partisan. C'est notamment sur ces entrefaites que va naître une pratique : Celle du contrôle non seulement de la possession de la carte d'électeur, mais aussi de la participation aux scrutins électoraux antérieurs. Le citoyen en âge de voter était systématiquement soumis à ces contrôles. Ce contrôle pouvait s'effectuer à tout moment et en tout lieu. S'il avait au départ pour objectif de contraindre le citoyen de donner un degré de représentativité nécessaire au pouvoir politique en place, et de contenir toute velléité de personne réfractaire, il est important de souligner que l'enjeu du vote obligatoire dans une société respectueuse des droits de l'homme est tout autre et ne peut se comprendre que comme action conjoncturelle.
Cet enjeu a notamment une dimension économique qui est celle d'épargner les citoyens de toute campagne de sensibilisation de type budgétivore, à la réalité soucieuse de la justification du budget que du bien fondé de la participation aux élections.
La deuxième composante de la dimension économique réside dans le fait que personne ne pourra dissuader l'électeur de ne pas voter. Notamment dans l'hypothèse où son acte d'abstention est constitutif de délit assortit d'une amende conséquente.

Il est aussi indiqué de préciser que notre proposition repose sur deux précédents majeurs.

a) Le précédent historique de la nouvelle Carte d'identité Nationale
La question du vote obligatoire nous rappelle sans doute celle de l'identification obligatoire avec la nouvelle carte d'identité nationale informatisée. En effet à l'heure où le gouvernement prévoyait que chaque citoyen devait posséder la nouvelle carte d'identité nationale, un délai d'enregistrement accompagnait cette procédure. De ce fait, le citoyen qui ne possédait pas cette nouvelle carte et dans des délais prescrits courrait le risque de se voir imputer des sanctions. Ainsi, un citoyen pouvait être arrêté pour défaut de possession d'une carte nationale d'identité. Cela a eu pour conséquence majeure, une déportation massive de la population dans des commissariats de police en vue de l'obtention de ces nouvelles cartes et ainsi éviter les diverses sanctions prévues à cet effet. Le vote obligatoire pourrait s'inscrire dans cette lignée. Il ne s'agira peut être pas d'arrêter des individus pour n'avoir pas voté mais, peut être leur imposer des amendes. Ainsi cela aura sans doute le même effet que dans le cas de l'identification c'est-à-dire l'implication massive des citoyens au processus électoral. Tous les citoyens en âge de voter se dirigeront massivement dans les centres pour se faire enregistrer sur les listes électorales afin de voter le moment venu et ceci dans le but de ne pas être exposés aux différentes sanctions. Il convient bien de rappeler qu'il ne s'agit en aucune manière de pousser les citoyens à voter tel ou tel candidat. Le choix du candidat qui est une étape du processus électoral reste libre. C'est le vote qui est obligatoire.

b)Le précédent en cours de l'obligation d'enregistrer les numéros de téléphone.
Le Gouvernement a décidé d'obliger tous les 8 millions de camerounais environs qui disposent d'un téléphone mobile de se faire réenregistrer avant une date précise. Cette obligation qui est du reste peu justifiable a été assortie d'une possible sanction. Celle de voir son numéro de téléphone supprimé purement et simplement au delà de cette date butoir. La conséquence de cette décision gouvernementale à fondement juridique discutable a été l'afflue des citoyens vers les opérateurs de téléphonie mobile. Si pour une question mineure comme celle-là le gouvernement camerounais a pris la décision d'imposer à ces citoyens de faire des interminables queues pour s'identifier de nouveau, il serait judicieux que l'on n'y voit pas de faux subterfuge pour remettre en question notre proposition citoyenne pour un votre obligatoire à l'échéance de 2011.

X- La loi d'application portant sur le vote obligatoire : une nécessité historique
S'il est un principe juridique en la matière, c'est bien sûr celui-ci : « Nullum crimen, nulla poena sine lege ». En d'autres termes, « Il n'y a pas de crime, il n'y a pas de peine sans loi ». C'est dire que l'exécution d'une disposition, d'un texte présent dans l'ordonnancement juridique est très généralement subordonnée à l'existence d'une loi d'application. C'est généralement une arme redoutable qui est en possession du pouvoir exécutif et lui arroge la maîtrise du temps. Pour cause, depuis la modification constitutionnelle de 1996, le vote est obligatoire au Cameroun. La confirmation de ce choix réside dans la survivance de cette clause constitutionnelle dans la loi fondamentale en vigueur au Cameroun.
Ainsi, il est donc urgent de lui donner toute sa vigueur, et de marteler la supériorité des dispositions constitutionnelles sur les pratiques déloyales. L'exigence de l'Etat de droit, fait de l'Etat, un Etat assujettit au respect du droit. Il ne s'agit donc pas d'une entorse à la loi, que de matérialiser l'application de la disposition constitutionnelle rendant le vote obligatoire au Cameroun à savoir l'article 2 alinéa 3 qui dispose : « Le vote est égal et secret ; y participent tous les citoyens âgés d'au moins vingt (20) ans ». Le règlement de cette question sera de nature à liquider, à diluer les tensions, les mécanismes de fraudes préélectorales et même électorales et postélectorales.

XI- Caractère factuel de la mesure
L'élection présidentielle de 2011 constitue un tournant décisif dans la vie politique de notre pays. Ainsi, pour une alternance dans la paix et par les urnes, il est tout à fait important et nécessaire que tout le monde prenne part au vote, à l'élection.
Le degré de représentativité est fonction du taux de participation. La légitimité d'un pouvoir se mesure via le niveau de participation des citoyens. L'assentiment de masse donné par les citoyens est donc nécessaire pour légitimer le pouvoir et lui donner la reconnaissance légitime.

XII- Le poids de la fraude préélectorale dans l'effet-fraude sur le biais électoral au Cameroun
« Fraus omnia corumpit » ; la fraude corrompt tout. Ce principe cardinal en matière civile peut nous permettre de saisir dans toute son étendue et sa portée, l'effet néfaste de la fraude quelque soit le domaine où elle est utilisée.
En matière électorale, la fraude renvoie essentiellement à un ensemble de pratiques illégales qui ont pour principal effet de délégitimer et d'annihiler l'ensemble du processus électoral. Car, de la convocation du corps électoral, à la publication des résultats en passant par l'organisation des bureaux de vote, la publication des listes électorales, le scrutin ou le décompte des voix, les pratiques de fraude au Cameroun sont légion.
Il importe donc, de prendre conscience du poids de l'effet – fraude sur la légitimité d'un système électoral et surtout, sur la santé d'une démocratie en tant qu'infraction au code électoral.
Les pratiques de fraude électorale contribuent à diluer le droit de vote de l'électeur, remettant ainsi en cause la portion de souveraineté qu'il possède légitimement et qu'il a volontairement et librement décidé de déléguer.
Bien plus, il faut relever par exemple qu'avant l'élection, les facteurs tels que le déplacement d'électeurs, la désinformation quant à l'inscription sur les listes électorales sont de nature à limiter le nombre d'électeurs et de priver ainsi certains électeurs du droit d'accomplir leur devoir citoyen. Pendant l'élection, le bourrage des urnes par exemple a pour effet de favoriser une candidature au détriment d'une autre, ce qui fausse totalement le jeu électoral. A la fin de l'élection, le fait de tromper par exemple les électeurs sur les totaux pour obtenir des améliorations suffisantes, favorables à une candidature est non seulement illégal, mais susceptible d'entrainer des contestations post électorales de toutes sortes pouvant déboucher sur une instabilité généralisée mettant ainsi la paix en péril. Or une telle issue est aux antipodes de notre démarche essentiellement fondée sur la pérennisation de la paix (extérieure) ambiante.
Ainsi, au delà d'un formalisme plat, la sagacité de chaque citoyen devrait commander une attention particulière à cette revendication, afin que par notre mobilisation collective, nous en fassions une des revendications principales à l'endroit du chef de l'Etat camerounais dans la perspective de l'élection présidentielle de 2011. Le vote obligatoire peut nous permettre de résoudre au moins 60% de la fraude électorale. Tout le monde y gagnerait dès lors que le gagnant de l'élection aura de ce fait la légitimité nécessaire pour mener le pays. Dans ces propositions pertinentes sur la reforme du Système électoral, l'Eglise catholique qui est au Cameroun avait d'ailleurs anticipé sur ce débat en suggérant le vote obligatoire comme élément fondamental d'amélioration du processus électoral camerounais, il me semble qu'il est temps que toutes les composantes de la société fédèrent autour de cette revendication.



Réflexion menée sous la coordination :

Citoyen Hilaire Kamga
Porte-parole de la Plate-Forme de la Société Civile pour la Démocratie
Email : plateformenationale@gmail.com


Contact : Citoyen Hilaire Kamga
Plateformenationale@yahoo.fr



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# Posté le samedi 21 novembre 2009 14:39

Cameroun : 50 ans de misère, ça suffit !

Cameroun : 50 ans de misère,  ça suffit !
Livre Orange :
« Cameroun : Offre Orange pour l'Alternance, Notre légitime ambition, Pour le pouvoir, la Nouvelle Génération s'engage ». Par Citoyen Hilaire Kamga. Préface du Cardinal Christian Tumi.

Synthèse d'exposé idéologique de l'Offre Orange
Au moment où le Cameroun stagne dans une situation de fin de règne qui met en activité des forces diverses et antagonistes, qui ravivent des appétits de toutes natures justifiant la fin imminente d'un pouvoir dictatorial qui n'a que trop duré, qui stimulent des ambitions de toutes natures, il m'a semblé important, fort de l'expérience de la vingtaine d'années que j'ai consacrées exclusivement à ½uvrer pour la construction d'une démocratie plus acceptable au Cameroun, de suggérer aux Camerounais des mécanismes de construction d'un nouveau leadership gagnant qui permettrait aux citoyens camerounais de mieux négocier le virage très délicat de l'alternance attendue au sommet de l'Etat en 2011.
Oui, un nouveau leadership est indispensable pour offrir à notre peuple une nouvelle raison d'espérer, une nouvelle façon de reprendre confiance en soi, une nouvelle occasion de rêver. Notre ambition est donc celle de contrôler le prochain pouvoir après le départ de M. Biya en 2011. C'est mon ambition légitime. C'est notre ambition légitime. Oui, c'est l'ambition légitime de tous les Camerounais qui subissent le Système néocolonial depuis plus de 50 ans. C'est l'ambition légitime de chaque jeune Camerounais qui pense naturellement qu'un autre Cameroun est possible, qu'il peut participer en tant qu'acteur à la réalisation de ce nouveau pays. C'est l'ambition légitime de ce jeune de 18 ans qui s'estime qualifié pour être le prochain sous-préfet, préfet, directeur, Ministre, député, maire et après président de la République. Ce jeune qui rêve d'une société qui lui offre les choix et les opportunités de réaliser ses rêves et de s'épanouir. C'est l'ambition légitime de ce Camerounais citoyen de 60 ans qui prend sa retraite sans jamais avoir bénéficié des fruits de son travail et de sa participation à l'édification du Cameroun et qui aspire à une nouvelle sécurité sociale. Bref, c'est l'ambition légitime de tous ceux qui n'ont pas contribué en étant aux affaires à mettre le Cameroun dans la calamiteuse situation où il se trouve. C'est l'ambition légitime de toutes ces centaines de Camerounais que les dirigeants du régime réduisent au chômage et à la mendicité en détruisant sans ménagement les commerces et les habitations.
L'Offre Orange, que j'ai accepté de porter et de proposer au nom des milliers de Camerounais qui y travaillent depuis plus de 10 ans ambitionne donc de jeter les bases d'une alternance pacifique, et d'une transition maîtrisée sous la conduite des citoyens engagés dans le cadre d'un leadership intelligemment construit. Un nouveau leadership conduit par la Nouvelle Génération. L'Offre Orange, en présentant les institutions nouvelles de la période de Transition, s'efforce de démontrer la crédibilité du processus proposé tout en insistant sur la capacité permanente des citoyens à garder le contrôle sur la Dynamique Orange jusqu'à la naissance de la Nouvelle République à l'horizon 2015 : la 3ème République à laquelle nous aspirons et qui verra forcément le jour : C'est notre légitime ambition.
L'Offre Orange se voudrait un modèle-pilote d'alternance pacifique, fondé sur la détermination des citoyens, appuyé sur un leadership fiable et incontesté, un modèle susceptible d'être exporté dans d'autres pays africains connaissant une situation sociopolitique similaire à celle du Cameroun.
Notre proposition s'appuie sur le postulat selon lequel aucun système dictatorial ne peut résister durablement à un peuple déterminé qui, par sa mobilisation et sa participation massive aux élections, construit la masse critique électorale nécessaire au blocage de toute velléité de fraude. Dans cette dynamique, chaque citoyen doit pouvoir comprendre qu'il est au c½ur du processus et que sa voix est déterminante pour l'issue de l'élection.
L'Offre Orange se conçoit aussi dans une logique fédératrice certes, mais déterminée par la disqualification au niveau du leadership des partis politiques qui ont occupé les devants de la scène politique de 1991 à nos jours, en ceci que ces structures ont montré leur incapacité à convertir en projet victorieux les désidératas des populations à eux exprimés depuis des décennies. Bien entendu, nous ne négligeons pas le fait que le Pouvoir néocolonial en place à Yaoundé n'a pas lésiné sur les moyens pour réduire en complices passifs ou actifs certaines formations politiques pourtant initialement très engagées. Cette disqualification temporelle et factuelle n'affecte en rien la possibilité légitime des dirigeants politiques de ces formations qui souhaiteraient intégrer la Dynamique Orange afin qu'ensemble nous conduisions la transition escomptée.

Il est évident que notre sort ne doit plus dépendre du bon vouloir de qui que ce soit et surtout pas de ceux qui nous ont longtemps asservis en garantissant la pérennité des intérêts néocoloniaux.
L'alternance politique attendue au Cameroun ne doit pas être l'affaire de quelques-uns. La Nouvelle Génération doit s'organiser pour assurer son leadership naturel et en conduire le processus de récupération du pouvoir selon son propre agenda.

L'Offre Orange que nous mettons sur la table est fondamentalement basée sur la réconciliation nationale. Cela se traduit techniquement par la mise en place d'une Commission- Vérité-Réconconciliation (CVR). Nous admettons le fait que les citoyens ont plus été victimes du Fait Systémique que du fait individuel. Bien qu'ayant tous subi les crimes du système néocolonial depuis un quart de siècle, la Nouvelle Génération s'engage dans la voie du pardon, pardon aux bourreaux d'hier, pardon aux complices passifs ou actifs de ces bourreaux. Nous leur tendons la main, pourvu que la leur soit ouverte. Nous offrons, à travers l'Offre Orange, la possibilité à tous les prévaricateurs de notre économie, à tous les criminels du Système, de signer le Contrat de Tolérance (COTO) que nous proposons. Ce faisant ils s'engagent à reconnaître leurs crimes, à demander solennellement pardon au peuple, et à restituer ce qui leur reste de ce qu'ils ont détourné pour ceux qui sont coupables de crimes économiques. En échange de cette coopération et de cette repentance, la Société leur garantit une amnistie et surtout la conservation de leurs droits civils et politiques après la Transition.

Mais ce mécanisme de tolérance et de pardon ne saurait se comprendre tant qu'il n'est pas accompagné d'un processus de réparation bien lisible qui permet aux victimes de pardonner même s'il est difficile, voire impossible, d'oublier. C'est ce qui justifie le Programme de Rectification Citoyenne (PRORECI) qui constitue un déterminant important de l'Offre Orange.

La Nouvelle Génération qui propose cette offre Orange est convaincue qu'une période transition de 3 ans est nécessaire pour notre pays après plus 50 années de gestion mafieuse. Il est important de faire l'audit général du Cameroun. Nous entendons réaliser cela dans le cadre de la très importante Commission Nationale d'Audit. De même il est utile de doter notre pays d'une Nouvelle Constitution et d'un Code électoral consacrant une Commission Electorale Nationale Indépendante, et nous proposons cela à travers la Commission des Lois de la 3ème République.

Notre Offre Orange s'appuie entre autres sur le fait qu'une période de transition est indispensable pour la relance sociale, économique, politique et institutionnelle du Cameroun. Afin de s'assurer que cette transition sera effectivement respectée par les nouveaux dirigeants installés au pouvoir après M. Biya, nous suggérons la création du Conseil Supérieur des Citoyens (CSC) qui partagera le pouvoir avec le président de la Transition pour ce qui est de la gestion des forces de sécurité et de défense : ce qui justifie la formule gagnante 1+21 caractérisant le modèle Orange que nous suggérons. Il reviendra d'ailleurs à cet organe CSC de superviser la Commission Vérité Réconciliation. Dans ce sillage, nous prévoyons la création d'un organe consultatif dénommé Haut Conseil consultatif de la Transition, dans lequel, même M. Biya pourrait siéger dans le cadre de cette dynamique Orange de réconciliation Nationale.

En ce qui concerne la question générationnelle régulièrement mise en exergue dans l'Offre Orange, il est important, au regard des multiples interrogations suscitées, de préciser que la Dynamique Orange est ouverte à tous les Camerounais. Toutefois sa conduite et son leadership, à tous les niveaux son assurés par les jeunes de la génération dite sacrifiée et tous les autres citoyens quel que soit l'âge qui n'ont pas participé, par leur présence au Pouvoir, aux crimes dont sont victimes les Camerounais.

Par ailleurs, nous sommes convaincus que la capitale du Cameroun a besoin d'être plus agréable. Mais ce nouveau visage ne saurait se faire à travers les casses inhumaines des abris des citoyens comme c'est le cas actuellement à Yaoundé. C'est pour cela que la Dynamique Orange projette la délocalisation d'une partie importante de la Capitale dans la plaine du Mbam.

Sur un tout autre plan, l'ambigüité doit être levée sur la couleur Orange choisie pour symboliser cette lutte patriotique au Cameroun. La couleur Orange dans la norme précautionnelle est une couleur intermédiaire entre le Rouge et le Vert. Or le Rouge renvoie au danger immédiat et symbolise en même temps le sang et la catastrophe. Le vert signifie la liberté, la priorité, l'autorisation de faire ce que l'on voudrait. L'orange signifie donc que l'on n'est dans aucune des situations citées ci-dessus. Orange appelle donc à la prudence et attire l'attention sur les risques de sombrer dans le rouge si l'on y prend garde. L'Orange pour notre dynamique traduit alors notre vision de la possibilité de réussir l'Alternance par les Urnes si tous les acteurs y font attention, en même temps qu'elle rappelle notre détermination à traverser cette étape semée d'embuches en évitant au maximum le rouge, source de drame pour notre pays.
Depuis la révolution orange du point de vue historique, la couleur orange symbolise la liberté politique. Ce symbole a été aussi utilisé en Ukraine, en Israël, au Liban et plus récemment au Kenya. Dans la symbolique, en Occident, l'orange est associé à l'énergie. Dans la symbolique bouddhiste, la couleur orange désigne le second chakra du corps humain, il fait lien vers la créativité et le dynamisme. La Dynamique Orange que nous proposons au Cameroun fait donc la synthèse positive de tous ces concepts.

Ensemble,
Oui, nous pouvons,
Oui, nous devons,
Oui, nous allons .... Sauver le Cameroun.
Une question de survie générationnelle !


Synthèse réalisée par le Citoyen Hilaire KAMGA
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 14:36

Que pensent les Americains de la France?

Que pensent les Americains de la France?
A waiter, reacting to the mosquitoes plaguing a customer on a recent hot night here, said sharply, “Those aren't mosquitoes; those are French people!”
Niger's president, Mamadou Tandja, far right, next to Alain Joyandet, France's secretary of state for cooperation.
Two thousand miles away, in another coastal African capital, Libreville, in Gabon, a crowd yelled: “We're sick of the French! Let's kick them out! Let's kill them!” after learning this fall that their nation's reigning autocracy was staying in power.
It is not a good time to be French in Francophone Africa, except if you are a high official from Paris privately visiting a strongman's palace. As democracy slips in country after country in the region, France often quietly sides, once again, with the once-and-future autocrats.
All summer long, while African opposition figures were protesting, demonstrating and fleeing, men in power were coolly visiting Paris, or receiving visits in return.
Nicolas Sarkozy, now France's president, promised a departure in relations with Africa three years ago. Instead, the nation appears to be reverting to historic type, looking past unsavory rulers for the sake of a uranium mine in Niger, oil interests in Gabon and a deep-water port in Cameroon.
On the region's streets, where people have been clamoring for democracy, this choosing of sides — the side of power — by the region's old colonial ruler has led to attacks on French structures, rock-throwing at French people and warnings for French citizens to stay indoors or evacuate.
For decades, France played a preponderant role in the making and unmaking of governments and economies in this part of the world. And while perception now outstrips current reality, France is still a principal commercial partner. Three French banks accounted for nearly 70 percent of the banking business in the African franc zone in 2007, according to a prominent French political scientist, Philippe Hugon, and the French government itself says that 60 percent of its foreign assistance goes to sub-Saharan Africa.
The antigovernment demonstrators think France still pulls the strings, and while French officials deny this, their actions often suggest otherwise. In Gabon, where the election of an autocrat's son dashed hopes for ending 40 years of rule under the Bongo family, Mr. Sarkozy's man in Africa, Alain Joyandet, showed up at Ali Bongo's pomp-filled inauguration, telling reporters that Mr. Bongo “must be given time.”
Publicly, France said it had no horse in the Gabonese elections; behind the scenes, Robert Bourgi, a Paris lawyer with documented access to Mr. Sarkozy's entourage, openly supported the candidacy of Mr. Bongo, his client. Mr. Sarkozy even accorded Mr. Bourgi one of France's highest honors, the Legion of Honor.
In Africa, “opposition to power also means opposition to France,” said Mamadou Diouf, the director of Columbia University's Institute of African Studies. “We find ourselves in a paradox: The champion of the rights of man practices a politics absolutely contrary to its principles,” Mr. Diouf said of France's policies in Africa.
Mr. Joyandet, the secretary of state for cooperation, disagreed sharply. “It's not right; we absolutely don't uphold the existing power at whatever cost,” he said. “Everywhere, we are asking for a return to democracy.”
Mr. Joyandet pointed to Ivory Coast, where France has been pushing for long-delayed elections. “France supports institutions, not candidates,” he said. He insisted that France had gone beyond “practices of another age that we don't do anymore.”
When Mr. Sarkozy promised “a new relationship” with Africa three years ago, he said it would be “equal, and freed of the scars of the past.” His first cooperation secretary, Jean-Marie Bockel, later reinforced the message, saying he wanted to “sign the death warrant” of the old France-Africa relationship, which he called “ambiguous” and “complaisant.”
But Mr. Bockel was soon out of his post after offending Mr. Bongo's father with his anticorruption declarations. His replacement, Mr. Joyandet, has been careful to moderate his tone when speaking of African autocrats.
Last month, Mohamed Ould Abdel Aziz, the general who staged a coup in the desert nation of Mauritania and consolidated his power with an election this summer, was cordially received in Paris and abundantly photographed with a smiling Mr. Sarkozy.
In Niger, President Mamadou Tandja has methodically rolled back civil liberties, locked up opposition figures and prolonged his stay in power beyond his electoral mandate; his picture with Mr. Sarkozy is on the French Foreign Ministry's Web site, and a spokesman in Paris said two weeks ago that “high-level contacts were being maintained with the Niger political class,” though he added, “especially” with the opposition.
France was “much more prudent with respect to Tandja than the other democracies,” said Mohammed Bazoum, a Niger opposition leader. “They tried to dissuade him, but not with the firmness that was necessary.”
Even leaders in Guinea's military junta, international pariahs since a massacre of unarmed demonstrators on Sept. 28, were cordially received in Paris less than two weeks before the killings, at a time when American officials were shunning all contact. A close associate of Mr. Sarkozy's, Patrick Balkany, was quoted by the French press as saying at the time that “the candidacy of Moussa Dadis Camara is not a problem,” referring to the junta leader now widely blamed for sanctioning the killings.
In July, President Sarkozy cordially received the president of Cameroon, Paul Biya, who has been in power since 1982 and removed presidential term limits last year. Mr. Sarkozy praised the country as a “pole of moderation.”
Amnesty International recently noted persistent human rights abuses by Cameroon officials, including torture, extrajudicial executions, beatings, and the arrest and imprisonment of political opponents. Cameroonian protesters in Paris held up placards reading, “Biya murderer, Sarkozy accomplice.”
Mr. Joyandet said that “for us, the relationship with Francophone Africa is especially difficult.”
“When we do too much they say we're colonialist,” he continued. “And when we don't do enough, we hear complaints.”
French officials have discouraged scrutiny of African leaders' corruption, the fruits of which often end up in Paris. A French good-government group's campaign to expose and recover the “ill-gotten gains” of three of the most notorious leaders — the late Omar Bongo of Gabon, Denis Sassou-Nguesso of the Congo Republic and Teodoro Obiang Nguema Mbasogo of Equatorial Guinea — has been opposed by the prosecutor of the French Republic on the grounds that the group has no standing to sue, and that the facts are “ill defined.”
In fact, the group, Transparency International, had set out in detail the leaders' extensive luxury real-estate holdings in Paris. Last month, an appeals court in Paris agreed with the prosecutors.
Reports of the luxuries to which Mr. Biya treated himself on his Paris visit “enormously shocked people,” said Jean Faustin Kinyock, president of the National Human Rights League in Cameroon, and the French were seen as complicit.
Analysts said that the sentiment was pervasive. “People don't like France because France isn't helping Africans freely choose their leaders,” said Achille Mbembe, a political scientist and historian at the University of Witwatersrand in South Africa. “And the democratic process is blocked, practically everywhere.”

© NEW YORK TIMES : ADAM NOSS
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# Posté le lundi 16 novembre 2009 19:27

Le vent du changement au Cameroun: La solution pourrait-elle venir de la Diaspora?

Le vent du changement au Cameroun: La solution pourrait-elle venir de la Diaspora?
Le vent du changement au Cameroun: La solution pourrait-elle venir de la Diaspora?

Peter Mans
(Voix africaine de la Diaspora, Etats-Unis)

Le «global mall» d'Atlanta, capitale de l'Etat de Géorgie aux Etats-Unis a connu une participation véritablement globale de la Diaspora camerounaise au travers d' une discussion ouverte et franche sur «Le processus de démocratisation au Cameroun», le 31 octobre 2009. Organisé par le «réseau politique africain«, une organisation des africains de Diaspora recherchant un leadership visionnaire pour le continent africain, des Camerounais venant de plus de 11 Etats à travers les USA, 4 pays européens, et le Canada se sont rassemblés à Atlanta pour écouter l'un des individus les plus qualifiés et respectés en matière de discussion: Le Dr. Christopher Fomunyoh.

Baptisé M. Afrique par nombre de médias internationaux, Dr. Fomunyoh est le directeur Afrique du «National Democratic Institute» (NDI) en charge des affaires internationales et aussi une icône mondialement renommée pour ses efforts de démocratisation du continent africain. Son champ de travail pendant ces 20 dernières années a consisté à aider les gouvernements à batir de veritables institutions démocratiques ainsi que des partis politiques efficaces, garantissant l'emmergence d'une société civile viable et capables de fonctionner comme une force pour le changement démocratique.

Pas donc surprenant que lors de son exposé à Atlanta, Dr. Fomunyoh a souligné que la route à un Cameroun démocratique doit commencer par la reconnaissance des échecs outrecuidants du leadership actuel ainsi que des ses instruments de gouvernance malleables à souhait, qui contrastent curieusement des potentiels énormes mais en grande partie inexploités de son pays bien aimé, le Cameroun. Toujours selon docteur Fomunyoh, un tel potentiel ne peut être bien exploité qu'à condition que la gouvernance au Cameroun repose sur des principes démocratiques dans lesquels les Camerounais regagnent le contrôle de leur avenir et puissent ainsi competir à armes egales sur un terrain de jeu ouvert , donnant la chance à tout camerounais qui travaille dur de réaliser ses aspirations.

Sous l'acclamation de la foule, docteur Fomunyoh a décrit les causes actuelles du manque de confiance en la démocratie camerounaise et les faiblesses de l'architecture constitutionnelle qui bloquent le fonctionnement effectif des trois branches du government ( le legislative, l'executif et le Pouvoir judiciaire). Il a alors inscrit quatre éléments majeurs qu'il a considérés formerait la pierre angulaire de n'importe quelle transformation démocratique qui pourrait avancer le Cameroun la décennie suivante.

Il a alors énumeré quatre éléments majeurs qui, selon lui forment la pierre angulaire de la transformation démocratique du Cameroun lors de la procaine décennie . Ceux-ci incluent : un engagement comprehensif et un réinvestissement dans la jeunesse camerounaise; une restructuration complète des systèmes de gestion du capital humain du pays ainsi que des ressources naturelles; un repositionnement du Cameroun sur les arènes africaines et mondiales; et une redéfinition de la relation qui devrait exister entre le pays et sa Diaspora.


Dans la période des questions réponses qui a suivi, les participants ont voulu connaître la position de Monsieur Afrique sur plusieurs questions brûlantes telles : les perceptions de partialité entourant ELECAM et sa capacité d'organiser des election libres et juste en 2011; comment la Diaspora peut-elle contribuer pour le mieux au changement significatif au Cameroun; comment créer les institutions démocratiques viables qui mettent en évidence les aspects les plus positifs de la diversité du Cameroun; l'importance de changer le leadership politique par des élections paisibles et crédibles; l'impact négatif des changements constitutionnels de 2008 sur le développement du pays; comment utiliser la technologie pour améliorer voire augmenter la participation des citoyens dans les processus électoraux et politiques; et comment favoriser des interactions plus grandes et la construction des consensus parmis les membres heteroclites la Diaspora camerounaise.

Les participants ont apprécié très fortement la substance et la profondeur des réponses du docteur Fomunyoh et sa disposition à repondre en détail en anglais et en français, chaque fois que nécessaire, à chaque question posée. Selon le point de vue de l'un des organisateurs, M. Lyonga, docteur Fomunyoh "a s'est clairement comprendre du people". Beaucoup d'autres Camerounais dans la salle ont décrit ce forum comme très inspirant, et avant gardiste. . La co-présidente du comité d'organisation Mme Rose Ndamukong a déclaré qu'elle n'avait pas autant resenti ce niveau d'excitation et d'intérêt dans l'avenir du Cameroun dans la communauté Camerounaise depuis une longue période de temps.

La discussion d'Atlanta s'inspire des sorties antécédentes du docteur Fomunyoh dans ces derniers mois. À l'invitation de partis politiques d'opposition camerounais à Washington DC et de la Plate-forme de Société Civile pour la Démocratie au Cameroun, le docteur Fomunyoh, le 30 août dernier a decrit un avenir brillant pour le Cameroun, si et seulement si, les Camerounais peuvent baser leurs décisions politiques sur ce qui est juste pour le pays et son peuple. En octobre, docteur Fomunyoh - à l'invitation de la Diaspora camerounaise à Ottawa et Montréal au Canada - a mis en évidence les potentiels de la Diaspora camerounaise en termes de ressources financières,humaines et techniques et a ensuite exalté la Diaspora pour reconnaître ce potentiel et le démultiplier pour le changement transformationnel au Cameroun.

Ces événements nourissent les spéculations croissantes au sujet de la candidature éventuelle du Dr. Chris Fomunyoh pour les prochaines l'élections présidentielles de 2011 au Cameroun. Rien d'étonnant, puisque cela a toujours été une question posé par des participants à ces événements. À la consternation de beaucoup qui sont impatients de le voir se déclarer candidat a la presidence, Dr. Fomunyoh est resté humble et affirme qu'on ne peut mieux prescrire un traitement qu'après un diagnostic approprié des défectuosités d'une société et d'un consensus significatif sur le chemin en avant. Par conséquent Dr. Fomunyoh voit ces rencontres avec le peuple comme une occasion unique de se réunir, d'écouter, et d'apprendre d'autres Camerounais, les défis faisant face ce dernier et à l'évaluation des meilleures options pour un avenir radieux pour le pays. 

En parlant sous condition d'anonymat, un membre de la délégation de docteur Fomunyoh de Washington DC a déclaré qu'un autre événement été planifié pour la Caroline du Nord le jour suivant et que des groupes camerounais dans d'autres Etats américains comme le Colorado, le Massachusetts, le Texas et la Californie, avaient déjà envoyés des invitations au docteur Fomunyoh et qu' il considèrait sérieusement une réponse positive à ces invitations. Il a aussi déclaré que d'autres apparences sont dans le pipeline du docteur Fomunyoh afin de visiter des Camerounais d'Europe et de plusieurs autres pays africains. Un échantillonnage informel d'opinion publique parmi les Camerounais du terroir et ceux de la diaspora montre un certain niveau d'appréciation pour l'engagement positif de docteur Fomunyoh vers la gouvernance démocratique au Cameroun avec beaucoup d'individus désirant partager ses découvertes sur ses nombreuses consultations dans un futur proche.

Peter Mans (Voix africaine de la Diaspora, Etats-Unis)



Traduit par Eric Roger TAGNE, PHD Candidate, Conseiller et consultant socio stratégique pour la plate forme de la société civile pour la démocratie au Cameroun





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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 23:56

Barack Obama : de la parole aux actes

Barack Obama : de la parole aux actes
Elu il y a un an, le 4 novembre, Barack Obama avait tenu à ses concitoyens ce discours : "Je veux que vous nous demandiez des comptes, à mon gouvernement et à moi-même."

Le site en ligne PolitiFacts l'a pris au mot : depuis son entrée en fonctions le 20 janvier, il tient un "Obamamètre" mesurant l'avancée de ses engagements. Ce site a recensé 515 "promesses" électorales. Selon lui, 49 ont déjà été tenues dont 14 partiellement après un compromis au Congrès, 7 ont été trahies et 14 sont au point mort. Restent 128 engagements en cours de discussion parlementaire et 303 non encore mis en oeuvre Chacun jugera si, en huit mois, le bilan de ce président qui a déjà reçu le prix Nobel de la paix, correspond au rythme du changement promis, aux espérances d'une majorité d'Américains et de l'opinion internationale, qui restent fascinés par le personnage.

Perçue comme l'augure d'une nouvelle ère, l'accession au pouvoir de M. Obama avait été portée par deux échecs lourds de l'administration Bush : une guerre en Irak de plus en plus rejetée par l'opinion et une crise financière et économique sans précédent depuis les années 1930.

Aujourd'hui, de nouvelles priorités ont surgi. L'Irak et même la menace nucléaire iranienne se sont en partie effacés derrière la guerre en Afghanistan, dont M. Obama tarde, pour l'opinion, à préciser la manière dont il entend la mener... ou s'en extraire. La crise financière apparemment surmontée, l'emploi devient la première préoccupation. Pour la première fois, récemment, une majorité estime que le pays va dans "le mauvais sens".

Le président lui-même a vu sa cote de popularité tomber de 62 % à 51 % en un trimestre. Rien de périlleux : le parti républicain plafonne, lui, à 36 %. Mais il menace de faire échouer un projet important pour M. Obama : l'instauration d'une couverture maladie universelle.

DIPLOMATIE

Monde musulman. Au Caire, début juin, M. Obama a plaidé pour une "nouvelle ère", où "le respect" mutuel et l'ouverture remplaceront "la méfiance et la discorde" qui régnaient sous George Bush. Les résultats concrets se font attendre.

Irak. M. Obama a promis d'en partir. Pari tenu, sauf surprise. Le 27 février, il a annoncé le retrait de ses troupes combattantes avant le 31 août 2010, puis un retrait total du personnel militaire avant la fin 2011. Secrétaire à la défense, Robert Gates vient d'annoncer un retrait "plus rapide" que prévu. Pour renforcer les troupes en Afghanistan ?

Iran. Barack Obama, rompant avec l'attitude de son prédécesseur George Bush, a annoncé une politique de "main tendue" envers l'Iran. Mais avec des réserves. Depuis, des diplomates parlent d'"avancées". Mais le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad souffle le chaud et le froid.

Le 30 septembre, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a été autorisé à se rendre à Washington, pour la première fois depuis dix ans. En dépit de la révélation, en septembre, d'un site nucléaire iranien, près de Qom, resté secret, les discussions sur le dossier nucléaire ont repris. L'administration Obama menace de travailler à alourdir les sanctions tout en essayant de faire aboutir un accord portant sur le transfert d'une partie importante de l'uranium faiblement enrichi iranien vers la Russie, puis la France, où il serait transformé en combustible pour un réacteur de recherche médicale à Téhéran.

Proche-Orient. M. Obama avait promis de s'atteler à une paix israélo-palestinienne sans attendre. Il a tenu parole, nommant un envoyé spécial personnel (George Mitchell). Depuis, les grands espoirs des Palestiniens sont retombés : Washington a avalisé le refus israélien de procéder au "gel total" des colonies en territoire palestinien que M. Obama exigeait initialement. Et celui-ci s'est aligné sur le rejet par Jérusalem du rapport Goldstone consacré aux "crimes de guerre" commis à Gaza par Israël.

Dénucléarisation. Le programme du candidat Obama l'engageait à tenter de "réduire drastiquement le stock de têtes nucléaires avant la fin de (son) mandat". Devant l'ONU, M. Obama a appelé fin septembre à l'émergence d'un monde dénucléarisé qu'il avait déjà évoqué dans un important discours à Prague, en avril.

Russie. L'administration Obama a affiché sa volonté d'effectuer un "reset" (redémarrage) de la relation avec Moscou après les années de contentieux avec l'administration Bush.

Début juillet, M. Obama s'est mis d'accord à Moscou avec les dirigeants russes pour négocier avant la fin de l'année une réduction du nombre de têtes nucléaires des deux pays. Deux mois plus tard, il a annoncé l'abandon du bouclier antimissile en Europe.

Devant l'ONU, il a appelé fin septembre à l'émergence d'un monde dénucléarisé. En octobre, Joe Biden s'est rendu en Europe orientale pour promouvoir un nouveau système de défense antimissile mobile et moins onéreux que celui préconisé par l'administration Bush.

Corée du Nord. Le dossier nucléaire est en suspens. Début octobre, Pyongyang a laissé entendre un retour aux négociations sur sa dénucléarisation. Le président nord-coréen, Kim Jong-il, exige l'ouverture de discussions directes avec Washington.

Cuba. M. Obama a levé, le 13 avril, les restrictions sur les transferts d'argent vers Cuba et les voyages des Américains d'origine cubaine, tout en maintenant l'embargo économique imposé à l'île.

ECONOMIE ET SOCIAL

Emploi-chômage. Seuls 36 % des sommes destinées aux grands chantiers publics ont été débloquées. Le dernier annoncé est la modernisation du réseau électrique. Une "banque du transport" dotée de 60 milliards de dollars pour la construction de routes et de ponts est en projet. Mais les "5 millions d'emplois verts" - 150 milliards de dollars sur dix ans - sont dans les limbes. M. Obama a temporairement rallongé le versement des indemnités chômage de 26 à 53 semaines. Mais les montants restent plafonnés entre 1 150 et 2 200 dollars par mois (780 à 1 500 euros) selon les Etats.

Régulation sociale. M. Obama a tenu sa promesse de consacrer 10 milliards de dollars à aider les propriétaires insolvables à refinancer leurs emprunts, évitant nombre de saisies immobilières. Mais le rythme des expulsions de familles a peu ralenti.

Régulation financière. Le débat sur les prérogatives des organismes de contrôle financier et leurs priorités n'est pas tranché. L'équipe Obama est de plus en plus perçue comme peu encline aux bouleversements d'envergure dans le contrôle des banques et des sociétés financières.

Le président a désigné un "tsar" des émoluments, Kenneth Feinberg, mais rien d'essentiel n'a changé concernant les salaires et primes des dirigeants de la finance. L'idée d'un observatoire des évasions fiscales n'a pas été discutée. L'abolition des exemptions fiscales pour les industries pétrochimique et pharmaceutique n'est pas acquise.

Lobbies. Rien n'est fait pour mettre un terme à leur puissance. Le candidat Obama en faisait une clé pour "changer Washington".

ENJEUX DE SOCIÉTÉ

Droits de l'homme, droits civiques. Dès le 22 janvier, M. Obama signe l'ordre de fermeture sousun an de la prison de Guantanamo, à Cuba, où sont encore enfermés 220 détenus. Depuis, de hauts responsables ont admis que l'échéance sera difficile à respecter. Le Congrès a voté un texte autorisant le transfert de détenus sur le sol américain, mais aucune libération n'y sera admise.

Torture. Le candidat Obama entendait y mettre fin "sans exception". Le 22 janvier, il a signé un décret ordonnant qu'un prisonnier soit "quelles que soient les circonstances, traité humainement (sans) être soumis à des violences ni à des traitements dégradants". Ce texte exige que la CIA ferme "aussi vite que possible" ses centres de détention secrets à l'étranger.

Environnement. Le président s'était engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais le Congrès renâcle à légiférer en la matière.

Immigration. "Permettre aux immigrants sans papiers irréprochables par ailleurs de payer une amende, d'apprendre l'anglais et de se mettre au bout de la file d'attente pour devenir citoyens", promettait le candidat Obama. Il a reporté cette promesse au-delà de 2010.

Droits des homosexuels. M. Obama s'est engagé à abroger la loi les autorisant à servir dans l'armée à la condition de cacher leur orientation sexuelle, ce qui a entraîné l'exclusion de plus de 12 000 militaires. Aucune date n'a été donnée pour l'abrogation de la loi

Nicolas Bourcier et Sylvain Cypel (à New York)

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# Posté le mardi 03 novembre 2009 20:12